PREMIÈRE PARTIE
jeunes personnes ou s’y trouvaient par leur état. L’auteur en cite un très-grand nombre et entre autres, M. Converly , fameux maître d’une école de jeunes demoiselles, dans Qiieen-Square à Londres.
Il conserva sa santé, sa vigueur, l'amabilité de son caractère, jusqu’au delà de sa centième année, et disait en riant, lorsqu’il entendait des personnes de quarante ans, moins jeunes que lui, tousser, cracher et se plaindre. Il est bien dur d'avoir à vivre avec de vieilles gens! Ce vieillard après avoir quitté son école, n'y survécut pas longtemps, et l’on prétend que lui-même pensait non-seulement vivre, mais encore jouir de la vie s’il l’eût gardée quelques années de plus.
Parmi les objections qu’on peut faire à l'auteur, et qu’il rapporte lui-même, sans les affaiblir, il en est une qui viendra sans doute à l’esprit de tous ses lecteurs ; c’est celle qui est tirée du sage par excellence, qui, selon les annales sacrées, n'atteignit pas même le terme vulgaire des hommes d’aujourd’hui, quoique ses femmes et ses concubines fussent nombreuses, jeunes belles et bien gardées. La réponse de l’auteur est sensée, et conforme en tout à ses principes. Nous renvoyons à l’ouvrage même, ceux qui seraient tentés de la
connaître (i), ainsi que pour une multitude de traits qui pourront les amuser.
Nous terminerons cet extrait par quelques vers prophétiques du traducteur, placés à la tête de l’ouvrage :
Quand ce livre paraîtra.
Dont le titre surprendra.
Le pédant le sifflera, L’ignorant le frondera.
Le bigot le damnera. * Peut-être on le défendra.
Mais le savant le lira.
D’autant qu’il l’amusera Et peut-être l’instruira.
Ajoutons qu’il se pourra, Dès que le sexe apprendra Que c’est de lui que naîtra Ce qui nous rajeûnira,
Et dont il s’applaudira.
Qu 'Hermippus réussira.
Que le frondeur se taira ; Qu’alors on le prônera.
(1) Salomon jouissait.