DEUXIÈME PARTIE
Nous mîmes tant de politesse dans notre abord, que nous nous conciliâmes la bienveillance des deux jeunes filles. Elles consentirent à sortir avec nous, et nous les reconduisîmes chez Madame Janus dans notre voiture.
Arrivés dans une maison riante et commode, nous y remîmes les deux jeunes filles à la dame elle-même, qui, nous voyant jeunes, nous offrit une liaison de cœur avec l’une ou l’autre de deux ex-Sunamites. Nous la remerciâmes, en lui disant, que nous avions une amie adorée. Ce qui nous attira des louanges de sa part, et de celle des deux jeunes personnes. Nous offrîmes néanmoins d’être utiles à Rosalie et à Fanchette de la manière qu’on nous indiquerait. Nous sortîmes après avoir promis de venir le lendemain de bonne heure, afin de voir toutes les Sunamites avant le départ de celles en exercice.
— Voilà des choses étranges (diront nos lecteurs de province et même ceux de Paris). — Oui ! elles sont étranges ! mais elles sont vraies. Nous avons fait insérer il y a quelque temps dans certain journal, un article singulier pour y préparer.
PREMIERE QUATORZAINE