DEUXIÈME PARTIE
Giroflée vit le jour... Maman Janus nous a élevées, comme ses filles : elle nous a laissé voir nos mères, autant que celles-ci l’ont voulu, et comme toutes deux sont avantageusement établies, elles nous font chacune une pension viagère, sur leurs épargnes.
» Nous avons à restaurer un vieux duc bien dégoûtant. Avant nous, il se faisait appliquer sur le corps, des pièces de veau ; mais cela ne vaut pas notre chair, dont la douce chaleur lui a déjà rendu la moitié de ses forces. Il redevient libertin, et nous avons beaucoup de peine à nous en défendre ! Mais maman lui a bien dit, l’un de ces jours, que s’il s’échappait, il perdrait de deux façons, le dépôt d’argent, et la vie qu’il aime si fort ! »
Nota. Il est de la plus grande importance, de ne pas donner aux jeunes filles, pour maîtres de musique, des abbés poupards : qu’on prenne des femmes ; on donnera par là un état convenable à certaines Émérites, qui ne savent que devenir, et l’on évitera des périls devenus trop fréquents. On doit se rappeler, en frémissant, le petit abbé, maître de musique, qui se fit sauter la cervelle, au Palais Royal, après un bon dîner.