DEUXIEME PARTIE
bien nous servir de père. Il est si bon à notre égard, que, malgré son grand âge, nous lui sommes tendrement attachées : nous serons ses Berceuses un jour. Il nous répète sans cesse, qu’il nous aime comme ses filles. Il nous garde quatre jolis amoureux (car il aura nos sœurs après nous), et il a eu la bonté de nous les montrer. Il veut qu’avant d’être amants, nous vivions ensemble comme frères et sœurs. Nous n’avons rien de caché les uns pour les autres, et chaque fois que nous voyons notre protecteur, il nous permet de nous donner, en nous quittant, un joli baiser... Voilà toute notre histoire. »
La petite Epinevinette, et sa sœur Aubépine, promettaient une beauté complète, supérieure à celle de leurs aînées. Si les circonstances futures nous le permettent , nous donnerons un jour leur histoire. On vient d'entendre quelles sont destinées à conserver le vieux Maréchal, qui déjà leur fait une pension, dont Madame Janus met le produit en valeur, sa part prélevée, comme il est juste.