‹ Le Palais Royal (volume 4)Chapitre 7 sur 98 · LA CICERONA DU CIRQUE · texte numérisé non relu

LA CICERONA DU CIRQUE

Une d’entre elles, au long visage, nous parut de bonne amitié. Nous l’abordâmes. Elle en parut flattée. Nous avions fait dans le cirque une sorte de sensation, et la préférence que nous paraissions donner à Maine , sur une foule de belles, étalées ou dansantes, dut exalter sa vanité... (Soit dit sans en marquer nous-mêmes)!... Nous sondâmes sa tournure d’esprit. Elle nous parut gaie, et plus instruite que les filles ordinaires. Nous lui exprimâmes une velléité de connaître... Aussitôt la trèsprévenante Maîne, allemande d’origine, nous offrit d’être notre Cicerona, et de nous instruire de tout ce que nous voudrions savoir.

La première fille qui nous frappa, ce fut une enfant de douze à treize ans, si jolie, si délicate , si modeste, quoi qu’ayant l’air d’une enfant gâtée, que nous ne pouvions nous lasser de la considérer. L’Alsacienne au long visage, nous dit : — C’est par celle-là que je vais commencer. Son vrai nom est Clovise ; son nom de guerre, Sirene. Je sais tout ce

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