‹ Le Palais Royal (volume 4)Chapitre 85 sur 98 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

L’histoire de cette jeune beauté fut courte. Comme elle était absolument neuve, et qu’elle n’avait encore été la Sunamite de personne, le duc qui la voyait tous les jours embellir, lui a proposé de s’attacher uniquement à lui, après le mariage de ses sœurs ef^de ses compagnes. Reineclaude. qui voit le protecteur adoré, s’est fait illusion à elle-même : elle croit avoir de l’amour pour lui. et cette heureuse erreur a tellement flatté le duc, qu’il se propose de lui donner le titre de son épouse. Mais le mariage sera secret pour le public , et ne sera connu que des enfants des deux premières femmes du duc, afin qu’ils aient plus de considération pour la jeune personne, que si elle était une simple Sunamite. Reineclaude est vive, sémillante. Elle est vivement désirée d’un petit-fils du protecteur. Peut-être arrivera-t-il quelque aventure, qui empêchera le mariage...

Si nous apprenons quelque chose durant l’impression, nous en rendrons compte à nos lecteurs. ad calcem libri.

Le jeune homme a été dédaigné de Reineclaude : c’est un phénomène ; mais il faut dire la vérité, même invraisemblable... Elle a refusé toutes ses propositions.

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