‹ Le Palais Royal (volume 4)Chapitre 96 sur 98 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Et vous l’adressez A ce^lle que vous délaissez î Reconnaissez l’objet qu’outrage Votre légèreté !

Ursule a chanté,

Elle vous a dompté Par sa mélodie!

Dites je vous prie,

Est-il beauté Plus accomplie?

Je vous défie De me citer,

De me vanter.

Femme jolie A l’égaler ?

Soucie. Cette voix si tendre,

Je n’ai pu l’entendre,

Sans être touché !...

J’ai cherché,

D’étrange sorte,

Un bonheur lointain,

Qu’à ma porte J’avais sous la main.

Autre mode.

Mon cher époux !

Pardonnez-vous La tromperie Que Rosalie Vous fait pour nous De vous déplaire

J’avais bien peur !

Elle et ma sœur Ont voulu faire Ce tour menteur !

De mon scrupule Elles ont ri :

Mais un mari,

Peut se fâcher Qu’on dissimule Pour le toucher !

— Les voilà! les voilà! (s'écrièrent les deux étrangers).

— Une des deux va paraître : devinez-là? (dit Madame Janus, qui possédait au suprême degré l’art d’exciter l’intérêt, par Jes retards)... Elle amena Génétine.

A son air modeste ; à ses regards tempérés par la timidité, le jeune prince lui donna la voix douce, et son cœur. Le comte plus expérimenté, la fit rire. Génétine voulut le faire, en chantant une ariette, tirée d’une pièce non encore jouée, et mise en musique par son maître.

En vérité, Monsieur, plaisante !

Hé oui, vraiment, ce ton m’enchante !

Le fat ! me donne mon congé...

Bien obligé !

Ha ! pauvre amante !

Il a changé,

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