‹ Le Palais Royal (volume 4)Chapitre 95 sur 98 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Abricote chanta une ariette de Zémire-A^or.

— Ni celle-ci (dirent les Polonais).

Grenade chanta une scène du rôle d 'Alceste.

— Ce n’est pas une des nôtres (s’écrièrent les étrangers).

Piédalouette chanta une ariette de Nina.

— Ni celle-ci.

Félicité se fit entendre. C’était un son de voix doux, mélodieux.

Les Polonais hésitèrent. Elle continua , et ils assurèrent que ce n’était pas une de leurs cantatrices.

Enfin Génétine et Soucie exécutèjent les morceaux que voici.

Génétine.

C’est pour vous même Que je vous aime :

Par ma langueur,

A votre cœur Je voulais plaire :

Si la gaîté,

Si le mystère,

L’agilité,

L’activité,

L'aménité De caractère,

Conviennent mieux ; J’espère,

L’avoir à vos yeux !

Mais au contraire,

Si la rigueur Si la pudeur Sévère,

Devaient faire Votre bonheur,

Je sens mon cœur;

Il gémira,

Ressentira La gêne amère ;

Mais il se soumettra, Déguisera

Une flamme si chère, Comme il pourra.

Soucie. Fille charmante!

Ta voix touchante Rend un époux A celle que ce rendez-vous Avait trahie;

Et Rosalie Fixant mon cœur,

Est son vengeur.

Gènétine. Quoi ! déjà volage !

Déjà vous cessez De me rendre hommage.

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