LA FEMME QUI REND FOU SON MARI
Mademoiselle Tapperet, femme Lescombat et Dumongeot son amant, sont demeurés fameux.
Leur histoire aurait fourni, si nous Tavions employée, un trait qui aurait prouvé la nécessité du divorce. Celle que nous allons raconter pourrait • être intitulée : la Nouvelle Lescombat.
Victoire- Rosalie Siram, fille d'un laitier, était une des plus attrayantes personnes qu'il soit possible de voir. C'était la jambe et la marche la plus parfaites de l'Europe. On ne pouvait la voir sans désirs.
Elle en inspira de si violents au jeune A!— «, nouvellement marié , qu'il abandonna sa jeune épouse, laquelle en mourut de chagrin, pour ne
penser, ne voir, ne respirer, que diaprés ses nouveaux sentiments pour Victoire-Rosalie. Sa passion 8*exalta au point, qu*un jour de fête, à nuit tombante, ayant vu sortir le père et la mère, et s*étant aperçu que la fille était restée seule, il monta, frappa doucement, et quand la belle, encore sans lumière, lui eut ouvert, il se jeta sur elle, avec tant de violence qull Tétourdit. Il triompha, recommença , jusqu*à Tépuisement et la quitta enfin.
Il était temps ! K — n caché dans Tallée vis-à-vis, aperçut rentrer les parents un quart d'heure après Il les suivit sans être vu. Victoire-Rosalie venait de réparer le désordre, et ne dit pas un mot. Cette discrétion la fit adorer de K — n. Mais il n*était pas encore veuf alors.
Par une étrange singularité, la belle inspirait une passion aussi violente à un mercier de la rue Saint- Martin, qui la fit demander en mariage. On la lui accorda. Mais il y eut des retards; le père voulait donner comptant la dot de sa fille. Le mercier qui brûlait d'amour, guetta l'occasion, et un beau dimanche soir, il voulut aussi faire violence. K — n était à portée. Il fit du bruit, et le prétendu se retira. K — n le remplaça toujours dans Fobscurité. Il sortit ensuite, quand le mercier rentra. Celui-ci