TROISIEME PARTIE
les soupçons. Comme tout se découvre ! On a su les détails du crime, par la complice, au moment suprême I... Mais la dame tante avait payé le tribut à la nature.
L'orfèvre et sa femme ont reconnu Amarante, avec le plus grand plaisir. Mais cette jeune personne n^avait plus besoin de leur secours.
Amante et Amarante furent aussi placées auprès d'une princesse, moins grande que celle de Rose et d'Aurore, mais très-illustre. Cette femme respectable, universellement adorée, supportait de grands nialheurs I Elle avait un mari volage, et une précieuse ridicule s'était emparée de l'éducation de ses enfants, qu'elle rendait mesquins, tràcassiers, comme elle. C'est le comble de la petitesse et de la folie, que de faire élever des hommes par une femmelette...
Les (deux jeunes Sunamites amusèrent la princesse, par leurs récits intéressants; elles firent plus : indignées de voir l'éducation qu'une pédante donnait à des hommes, ces jeunes personnes employèrent les mille et une métamorphoses, à donner des avis à la princesse, et même à son auguste époux. Oui, tôt ou tard ces moralités adroites auront leur effet, et l'on fera former des hommes par des hommes.
Aujourd'hui qu'Amarante connaît parfaitement son origine, qui n'a rien de honteux pour elle, cette jeune personne chérit également sa mère et son père putatif, auquel elle doit indirectement l'existence. Elle protège son frère, sa sœur, et elle vient de trouver pour elle-même un parti. C'est un homme d'affaires ou dans les affaires. Elle a refusé un gentilhomme. Amante, qui avait également à choisir, en a fait autant ; et cette sage modération assure à ces deux jeunes personnes, un bonheur à l'abri des orages.
Nota. Nous déclarons ici. qu'on ne fera pas de fausses allusions : nous avons changé, à roriginal, pour les écarter. Cependant nous avons connu le mari Spartiate et son ami.