AMANTE ET AMARA
On se rappelle qu*Amante est fille maître de musique, et qu*Aniarant( d'orfèvre ou d'horloger. Elle était ei fille naturelle de cet infortuné bij brûla la cervelle, par anglomanie, ap:
à M. De Sartine, lieutenant de polie quiétât personne. Ce bijoutier, avait p une voisine^ qui l'adorait. Elle avait sance de lui donner une fille, et pour une neuvsdne de mois, elle s'était abs sée aux approches de son mari, auqu lière femme ne cachait rien. Le bijc homme ; elle avait avoué qu'elle l'i
en était aimée : elle avait demandé la permission de le rendre heureux, et celle de lui faire un enfant. Elle disait à son amant : — Je vous aime plus que ma vie ; mais je suis à mon mari ; je ne puis vous rien accorder, qu'il n'y consente. Tout fut arrangé entre ces trois personnes. Amarante vint au monde ; elle fut reconnue pour être à l'amant. La femme ne trompait point son mari, qui était ami du bijoutier. Tout cela était sans libertinage : l'épouse était honnête. Elle n'aurait pas souffert la moindre indécence. Son mari l'aimait, l'estimait : il avait deux autres enfants bien à lui. Le bijoutier n'eut pas de jalousie. Il £ut au comble du bonheur, en se trouvant père, par la seule femme qu'il aimât. En voyant Amarante jolie, son bonheur augmenta. Ce fut l'excès de bonheur, qui mit l'atonie dans son cœur ; il ne sentit plus ; et au lieu d'attendre du temps ou de quelque malheur, la guérison de cet état, son anglomanie lui fit chercher la mort. Il se tua, le jour même qu'il avait donné tout ce qu'il possédait à la mère de sa fille.
Ce ne fut pas l'époux, encore moins sa femme, qui fit perdre ou voler Amarante avec sa compagne Violette; mais une tante du mari, qui avait pénétré leur secret par surprise. Elle avait fait voler la fille du notaire, avec la petite Amarante, pour écarter