‹ Le Paludisme autochtone à Rochefort-sur-MerChapitre 11 sur 25 · OS 'AU ES · texte numérisé non relu

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Quelle était la thérapeutique de ces fièvres endémiques ?

De nombreux auteurs nous racontent que, dès le début -du xvirr® siècle, les médecins employaient le quinquina.

Dès 1750, l’on préconisait même le quinquina à titre préventif. « Beaucoup d’anciens habitants de Rochefort, écrit Lucadou, usent dans l'automne du quinquina pour prévenir la fièvre. Dans cette intention, dès qu'ils sentent leur digestion lésée, languissante, ils avalent tous les jours, soit à leur lever, soit immédiatement avant leur diner, un gros de quiquina (c’est-à-dire environ 4 gr.). »

Ilest curieux de noter qu’il y a près de deux siècles l’on employait à Rochefort le véritable prophylactique spécifique du paludisme. Il est non moins curieux et intéressant de signaler qu'à cette époque l’on connaissait également l’héliothérapie et que l’on savait employer très judicieusement ce mode de thérapeutique tout à fait moderne.

En effet, les habitants hydropiques, atteints d'ascite paludéenne, venaient exposer leur ventre distendu aux rayons du soleil sur les talus des fortifications voisines de la porte Martrou,queles Rochefortais appelaient à cette époque «la porte des ventres veris ».

Lucadou considérait le quinquina comme le véritable traitement curatif des fièvres intermittentes, des fièvres tierces en particulier.

11 conseilla l’emploi de doses plus élevées que celles

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