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dans l'assainissement de la ville elle-même d’autre part ont puissaminent contribué à la rétrocession du . paludisme, mais n'ont pas été suffisantes pour amener son extinction définitive.
Nous envisagerons donc maintenant les moyens prophylactiques qui nous sembleraient susceptibles d'aboutir à ce résultat, en poursuivant la disparition des facteurs directs du paludisme par l'application des méthodes dirigées 1° contre le virus paludéen,
2° contre le vecteur animé de ce virus, l’anophèle.
19 LUTTE CONTRE L'HÉMATOZOAIRE
La quinisalion préventive a souvent donné d'excellents résultats, mais cette méthode ne peut être appliquée d’une façon rigoureuse. De plus, l'emploi systématique de la quinine serait très coûteux et la surveillance impossible. Cependant, la distribution quotidienne de quinine à dose préventive serait une mesure efficace et facilement applicable aux enfants des écoles, tout au moins dans les localités. voisines de Rochefort, situées dans des zones encore marécageuses où l'infection palustre est davantage à redouter (régions de Brouage et de Beaugaÿ, par exemple).
Plus importantes sont les mesures à prendre contre l’homme infeclé qui joue Île rôle de réservoir de virus.
Nous avons déjà signalé la présence dans la région de Rochefort de nombreux coloniaux impaludés, qui ont encore de temps à autre quelques accès. La plupart du temps, ils ne s'astreignent à aucun
pet
traitement et prennent seulement un peu de quinine lorsqu'ils ont un accès de fièvre.
Il serait nécessaire de les soumettre, dès leur arrivée dans le pays, à un traitement sévère et à une surveillance médicale régulière tout au moins pendant les premières années de leur séjour. L'on sait que le paludisme contracté aux colonies tend à affecter des allures bénignes dès que les individus atteints reviennent sur notre sol, et qu’il cède alors très rapidement à un traitement bien conduit. Il serait donc facile d'écarter ainsi les risques de contamination qu'ils font courir à la population.
Mais ces coloniaux ne sont pas les seuls réservoirs de virus. Tous les paludéens qui ont contracté leur mal dans le pays même, quelle que soit la bénignité de leurs accidents, représentent un danger égal du point de vue de la propagation de l’hématozoaire. Il serait nécessaire d'attirer l’attention de tous les médecins sur la fréquence des formes frustes et larvées qui sont souvent méconnues, mais qu'il faudrait dépister et traiter énergiquement.
Dans le traitement de ces impaludés, la quinine garde toujours sa grande valeur, mais il y aurait intérêt à essayer les nouveaux médicaments synthétiques : plasmoquine et atébrine, dont la remarquable action sur les schizontes semble, si on en croit les médecins coloniaux les plus avertis, devoir débarrasser définitivement le malade de l’hématozoaire.
Cependant, on ne peut espérer atteindre tous les
porteurs de germes et ces mesures seraient insuffi-