‹ Le Paludisme autochtone à Rochefort-sur-MerChapitre 20 sur 25 · SG Q · texte numérisé non relu

SG Q

Il serait plus simple de se protéger contre eux et d'éviter leurs piqûres en adaptant des cadres grillagés à toutes les ouvertures pour les empêcher de pénétrer dans les habitations et en utilisant des moustiquaires pendant la saison chaude. Mais la protection des habitations par des treillis métalliques représente une dépense élevée et n’est efficace que si l’étanchéité du réseau est parfaite, ce qui est difficile. C’est donc une mesure à usage limité. La moustiquaire est gênante, souvent mal posée, mal close, et dans ces conditions son rôle protecteur est très relatif.

On obtiendra des résultats autrement appréciables dans la lutte contre les moustiques en prenant des mesures destinées à entraver leur reproduction et à les détruire, pendant les stades larvaire ou nymphal,

dans l’eau où ils se développent.

B. — MESURES ANTILARVAIRES.

Pour empêcher la pullulation des insectes, il faut d’abord supprimer la source même où ils prennent naissance, c’est-à-dire les eaux stagnantes.

Les marais existant encore dans les environs de Rochefort, ceux de Brouage et de Loire, sont en train de se dessécher depuis qu’on a creusé le canal de Charras qui sert à l’écoulement des eaux.

Actuellement, les canaux servant au drainage étant tous créés, les mesures à prendre pour améliorer l’état sanitaire semblent faciles à réaliser.

Le curage obligatoire des fossés servirait à se dé-

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barrasser des vases qui empêchent l'écoulement des eaux ; ces vases retirées serviraient à rehausser les berges. Il faudrait aussi que les rives de ces fossés soient régularisées ; on supprimerait ainsi toutes les saillies et toutes les anses qui favorisent la stagnation des eaux. Toutes les plantes aquatiques devraient être arrachées au moment du curage des fossés, ainsi que toutes les herbes qui poussent sur les bords des canaux, de façon à supprimer tout ce qui peut servir de protection à la larve d’anophèle.

La seule méthode efficace de destruction des larves qui se développent en abondance dans les eaux de ces fossés et canaux, qui ont cependant déjà été empoissonnés, consisterait dans l’introduction d’espèces nouvelles de poissons larvivores. Il serait particulièrement intéressant d’essayer d’y acclimater des espèces du type des Gambusia qui détruisent en quantité énorme les larves de moustiques dont elles sont très friandes, et dont l'introduction en Corse a donné des résultats remarquables dans la lutte contre le paludisme.

Dans la ville même, les moustiques trouvent encore des conditions favorables à leur multiplication. Bien que la ville ait été dotée d’un service d'eau qui a permis la suppression d’un grand nombre de puits et de réservoirs et que des mesures aient été prises pour assurer la couverture de ceux existant encore, les gîtes à larves sont encore nombreux.

Les douves qui entourent l'Hôpital Maritime, d’une contenance de 1.000 mètres cubes, sont à ciel ouvert.

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