DL RAS
On peut y recueillir de nombreuses larves de culex et d’anophèles. Elles représentent un danger d’autant plus grand qu’elles sont à proximité d’un hôpital où sont soignés de nombreux paludéens venant des colonies. La vie aquatique des moustiques étant de 3 semaines pour les culex, d’une période encore plus longue pour les anophèles, il suffirait de les vidanger bi- mensuellement en été pour les rendre inoffensives. |
Les bassins des jardins et des promenades publiques devraient tous être peuplés de poissons destructeurs de larves.
Mais la surveillance et la suppression des petites collections d’eau stagnante telles que celles qui se forment dans les ustensiles abandonnés, dans les gouttières engorgées ou les chêneaux dénivelés remplis de feuilles ou de débris apportés par le vent, et qui sont les plus sûrs générateurs de moustiques, ne peuvent être envisagées qu'avec la collaboration active de la population ; il serait donc utile de lui en démontrer la nécessité.
Ces mesures, qui nous paraissent facilement applicables dans leur ensemble, permettraient d’envisager l’extinction complète du paludisme à Rochefort et d’écarter ainsi tout danger de réviviscence de l’endémie. palustre, toujours à craindre dans une région éminemment favorable au développement de cette infection.
Observations.
OBSERYATION I
Le B... Jean, 16 ans, apprenti mécanicien.
N'a jamais quitté Rochefort. Rien de particulier dans les autécédents. |
Au début du mois de juillet 1931, alors qu'il était en bonne santé, brusquement, un soir, il s’est senti mal à l'aise, courbaturé , puis sensation de froid, puis de chaleur, puis sueurs abondantes ; fièvre élevée. Retour à l’état normal au bout de 5 ou 6 heures. Des crises semblables se sont produites très régulièrement tous les deux jours suivants.
Il entre à l’hôpital le 29 juillet.
Malade amaigri, au teint terreux, anémié. Léger ictère conjonctival. Foie dans ses limites normales. Rate non percutable.
L'examen du sang révèle la présence de plasmodium vivax. Seulement 3.000.000 de globules rouges.
Les accès fébriles ont disparu dès le jour où le malade a commencé à prendre de la quinine; son état général s’est progressivement amélioré, et il a pu quitter l'hôpital
le 28 septembre, définitivement guéri.