LE PALUDISME D’APPORT ANOPHÉLINIEN
Prenons le cas d’un Européen qui ne se protège pas : ni quinine, ni moustiquaire. Il est forcément infecté. Pendant les 15 jours qui suivent son arrivée en pays d'endémie palustre, il demeure en état de parfaite santé apparente. Au bout de ce laps de temps vont faire leur apparition les phénomènes cliniques révélateurs de linvasion sanguine : fièvre, anémie, splénomégalie, hépatomégalie, état digestif saburral, tableau complété par l'examen du sang sur lame qui montre le parasite.
C’est à ce complexe que BILLET (1898) donna le nom de paludisme primaire, terme qui a l’in@nvénient d'appeler à lesprit celui de syphilis primaire. Or, ces deux maladies, on le sait aujourd’hui, n’ont rien de comparable. LEDANTEC proposa le nom de paludisme de première invasion. À l'heure actuelle, il semble que le terme de « paludisme d'apport anophélinien > (GRALL) doive être retenu, car il fait image et ne préjuge de rien.
Les caractères de cette fièvre d'apport parasitaire sont les suivants : elle monte en quatre ou cinq jours et tend ensuite, en général, à prendre le type continu, qu’elle conservera plusieurs jours.’
En tous cas, même si elle ne maintient pas absolument son allure continue, même si elle est subcontinue ou