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S. R. Mitchell, Mühry, W. H. Hammond voient dans les spores qui abondent dans les localités marécageuses la cause du paludisme. ,
J. Lemaire, Maurq, Cunningham admettent également, comme possible, l’existence d’un microorganisme pathogène du paludisme.
De 1866 à 1880, on annonce à plusieurs reprises que le microbe du paludisme a été découvert. Salisbury décrit en 1866 comme agent du paludisme de petites cellules végétales (Palmelles) qu'il dit avoir trouvées couramment dans l’urine et dans la sueur des fébricitants de l’Ohio et du Mississipi.
En 1869, Balestici signale une algue trouvée dans les marais Pontiens comme étant la cause des ace: dents palustres.
Lanzi et Terrigi, en 1876, arrivent à conclure que le paludisme est dû à une bactérie brunâtre et ils expliquent la mélanémie par la présence de ces bactéries dans les tissus.
En 1879, Klebs et Tomassi décrivent un Bacillus Malariæ qui longtemps a été considéré par nombre d’observateurs, principalement en Italie come l’agent pathogène du paludisme. Maintenant, nous rapporterons complètement un passage des travaux de Laverau. « Les recherches entreprises en Alsérie dès la fin de 1878 me conduisirent à des résultats bien différents de ceux auxquels étaient arrivés les précédents observateurs. En 1880, je décrivis un nouveau parasite appartenant à la classe des Protozoa'res et aui me paraissait devoir être considéré comme l'agent
du paludisme. Cet hématozoaire (Hoœmamæba Maiariæ) a été retrouvé chez des malades atteints de paludisme dans tous les pays où règne l’endémie ; il est l’agent pathogène des fièvres palustres, aucun doute ne subsiste à cet égard.
La question de savoir à quel état l’hématozouire du paludisme existait dans le milieu extérieur et comment se faisait l’infection, a nécessité de longues recherches. :
Après avoir tenté vainement de déceler la présence de ce parasite dans l’air ou dans l’eau des localité: palustres et de le cultiver dans les milieux les plus variés, Je suis arrivé à la conviction qu'il se trouvait déjà, en dehors du corps humain, à l’état parasitaire et très probablement à l’état de parasite des moustiques. J'ai émis cette opinion en 1884 dans mon Traité des Fièvres palustres et jy suis revenu à plusieurs reprises. :
En 1892, Grassi et Faletti déclaraient que cette opinion était sans fondement et en France elle ne trouvait pas meilleur accueil; quand un jeune médecin de l’armée des Indes R. Ross entreprit de la vérifier.
Des recherches de R. Ross complétées par celles de Grassi, Bignami et Bastianelli et de P. et Th. Manson, il résulte manifestement que H. Malariæ accomplit dans le corps de certains moustiques, les anophèles, une partie de son évolution et que ce sont les Culicides qui inoculent à l’homme le germe du paludisme. » +
Nous allons étudier rapidement l’hématozoaire de Laveran et ses différentes formes, car nous verrons
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au cours de cette étude, si clinique soit-elle, le rôle important joué par les différentes espèces d’hématozoaires. La connaissance même de ces éléments bactériologiques nous donnera l’explication de certains faits cliniques dont l’interprétation n’aurait pu être assurée autrement.
L’hématozoaire du paludisme encore appelé Plasmodium malariæ, Hœmamæba malariæ, Hœmamæba Laverani est rangé par les zoologistes parmi les protozoaires dans la classe des sporozoaires. Il paraît être spécial à l’homme ; du moins on n’a jamais pu le déceler chez aucune autre espèce animal (Jeanselme). Mais il fait partie dans le groupe des Hemosporidies ou Hemocytozoaires d’une famille naturelle, les Hemamibidès ou Plasmodides à laquelle appartiennent des parasites sanguicoles observés chez les reptiles, les oiseaux, ainsi que chez les chauves-souris, les singes et quelques autres mammifères. Une famille voisine, celle des Piroplasmas, contient des parasites sanguicoles des bovides et des chiens transmis par des tiques. L’étude de ces Hemocytozoaires des animaux à fourni de précieux points d’appui aux recher. ches concernant la Malaria.
Ceci posé, étudions en propre l’hématozoaire luimême et nous ne pouvons faire mieux que d’emprunter à Laveran la description de l’agent du paludisme.
L’hématozoaire, avons-nous vu, a deux périodes évolutives bien distinctes : une chez l’homme, une chez le moustique ; nous les étudierons séparément.
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