RARES
1° Plasmodium vivaæ. — Le plus fréquemment rencontré dans la saison froide (de Dent à juin). Ha été 20 p. 100 des cas. C
1° À peu près constant dans le sang périphérique pendant les accès fébriles.
2° Dans les intervalles on le trouve fréquemment.
3° Bien que les formes parasitaires soient, d’une manière générale, différentes suivant les phases de l’accès (rosace pendant l’accès, schizonte et corps amiboïde avant l’accès, gamète pendant la période d’apyrexie prolongée), on trouvera le plus souvent un mélange de toutes les formes en proportion différentes sur la même préparation.
2° Plasmodium Falciparum. — C’est avant, tout un parasite des organes hématopoïétiques, en règle général il est très peu abondant. Sa forme se rencontre variable suivant le type des accès.
a) Au cours des formes ordinaires du paludisme tropical ou du paludisme macédonien on ne rencontre que le schizonte et le gamète.
b) Au cours de l’accès pernicieux ÿ aspect du sang est tout différent ; on trouve une véritable septicémie glasmodiale, et on constate l’existence de formes évolutives qui, d'habitude restent cantonnées dans les organes hématopoïétiques.
C’est cette espèce que l’on rencontre dans la majorité des cas de paludisme macédonien.
3° Plasmodium Malariæ. — Le PI. Malariæ, agent de la quarte est tout à fait exceptionnel en Macédoine, on le trouve assez facilement dans le sang.
En résumé, deux types à retenir
Le
1° Le P. vivax, agent de la tierce bénigne, est cause de l’infection hivernale.
2° Le P. precox ou falciparum, agent de lä fièvre estivo-automnale, tierce maligne. C’est le type qui à été trouvé dans 85 p. 100 des cas, tandis que le vivax ne se trouve que dans 15 p. 100. Il en a été de même chez les rapatriés en France (P. Carnot). Chez beaucoup d’anciens paludéens, il a été relevé principalement au début de l’été la coexistence du vivax et du falciparum.
La théorie uniciste expliquerait évidemment mieux aue la théorie pluraliste ces substitutions de germes chez les mêmes sujets ; cependant les aspects sont toujours, très tranchés. Peut-être les inoculations au singe, positives dans le cas de Mesnil et Roubaud permettront-elles de trancher le problème.
Incubation. — Quelques auteurs ont admis que l’ineubation pouvait être très courte, mais l’on manque de preuves pour les inoculations extra-rapides de quelques heures.
Laveran croit pour sa part, et cela en conformité avec la majorité des auteurs, que l’incubation est d’une dizaine de jours.