RENTE
On se rend compte aisément après les données de Laverau de l’évolution même de l’Hæmamæba Mala. Ti. “
1° Un cycle endogène se produisant chez l’homme cycle de reproduction asexuée.
2° Un cycle exogène se produisant chez l’anophèle, cycle de reproduction sexuée.
Deux questions se posent immédiatement à l’esprit.
1° L’anophèle est-il le seul agent d’infection.
2° L’Hoœmamæba a-t-il ou présente-t-il plusieurs types susceptibles, au cours de son développement, de produirè les différents accès quotidien, tierce ou auarte ? |
1° À l’heure actuelle, l’anophèle est considéré comme seul agent de transmission du paludisme.
I] faut admettre, d’après ce qu’on a vu, que l’anophèle n’a pu s’infecter qu’en piquant un homme atteint de paludisme. L’anophèle n’est pas essentieilement porteur de germe, il peut exister des régions exemptes de paludisme où sa piqûre est inoffensive, mais s’il rencontre un paludéen il peut transmettre l’affection, c’est ainsi que le paludisme aurait été importé de Maurice à la Réunion.
On s’est demandé aussi pourquoi | affection palus: tre est si fréquente chez les individus occupés à manier le sol, on a vu naître le paludisme dans des régions saines à la suite de travaux importants de terrassement. Cela tient simplement qu’on crée ainsi de nombreuses mares d’eau stagnantes favorables au développement des moustiques, ces faits furent toujours vérifiés par la suite. On a cru aussi beaucoup à
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la transmission du paludisme par l’eau potable ; c’est une erreur qui a été contre-battue et il est certain aujourd’hui que l’anophèle seul ou ses différentes variétés (A. Maculipennis, À. bifurcatus, etc.), transmettent seuls le paludisme.
2° Il est démontré qu’il existe plusieurs formes d’hématozoaires parasites des fièvres tropicales, ou estivo-automnales, parasite de la tierce, de la quarte.
Laverau à soutenu avec énergie la doctrine de l’unité du paludisme en s’appuyant surtout sur la clinique. Mais les nombreuses recherches faites depuis quelques années, surtout celles faites dans les laboratoires de Salonique ont prouvé qu'il existait différents types d’hématozoaires. Cette doctrine de la pluralité des hématozoaires a été fondée par Golgi, Marehiava, Bignami, Celli, Mannaberg, Billet, etc, et a gagné des adhérents de plus en plus nombreux et Laveran lui-même, dans un travail datant d’une: dizaine d’années, s’est montré un adversaire moins irréductible de cette théorie. À l’heure actuelle, il n°v a plus aucun doute, il y a plusieurs types d’hématozoaires, chacun correspondant à un type clinique déterminé. En effet, les distinctions que l’on a établies entre les variétés ne reposent pas seulement sur les différences cliniques des fièvres qu’elles provoquent, sur la durée de leur périodicité, mais encore sur les différences morphologiques très nettes et dont plu. sieurs sont constantes.
Les types les plus connus et les mieux étudiés sont les suivants : (Armand, Delille, Paisseau, Abrami, H. Lemaire).