‹ Le Paludisme Primaire en MacédoineChapitre 32 sur 47 · V. — SyYNDROMES LOCAUX · texte numérisé non relu

V. — SyYNDROMES LOCAUX

En outre viennent souvent se surajouter toute une série de syndromes intestinaux et péritonéaux, pulmonaires, cardio-vasculaires, urinaires. Mais aucun n’a paru jusqu’à présent en rapport direct avec le paluaisme. Tous ces accidents ne sont point autres que les complications rencontrées au cours des grandes infections sanguines.

C’est, par exemple, de la bronchite avec congestion jteuro-pulmonaire qui accompagne ou suit la poussée saludéenne. C’est la pneumonie du sommet, pneumonie qui évolue ainsi parce que le pneumocoque se greffe sur un sujet débilité et de moindre résistance ; elle est pneumonie localisée au sommet droit au même titre que chez l’alcoolique ou le typhoïdique ; chez le paludéen, elle peut en outre devoir sa gravité à l’assoclation microbienne qui peut exister. Tant qu’il n’aura pas été trouvé une congestion du poumon sans pneumocoques au cours du paludisme et que le foyer congestif ne contiendra pas des schizontes ou d’autres éléments de l’hématozoaire, nous ne sommes pas en droit de considérer la congestion pulmonaire comme

une localisation surajoutée à tant d’autres au cours du paludisme. Le paludisme est une affection débilitante favorisant l’éclosion du pnéumocoque, mais c’est tout.

La bilieuse hémoglobinurique précoce a été observée aux mois d’août et septembre, au plus fort de l’épidémie palustre, chez des sujets qui étaient à la période des rechutes du paludisme primaire. Ces cas sont exceptionnels et sujets à discussion. Leur gravité est très grande et le pronostic presque toujours fâcheux. Il faudrait déterminer exactement si le paludisme est seul susceptible de le produire. Pour la plupart des auteurs (Sambon et Manson), la bilieuse hémoglobinurique serait due à un virus spécial et ne surviendrait que dans certaines conditions et dans certaines régions. Les cas macédoniens ne semblent pas favorables à cette hypothèse. Comme le voudrait Koch, on ne peut incriminer la quinine, en effet son immense consommation n’est pas en rapport avec la rareté des cas de bilieuse hémoglobinurique.

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