CHAPITRE V
Diagnostic
1° Diagnostic parasitologique. — Sur ce sujet nous n’apporterons aucun renseignement dû à notre expérience personnelle, notre situation militaire ne nous ayant jamais permis d’exécuter aucune recherche de laboratoire quelle qu’elle soit. Aussi nous contenferons-nous de rapporter la technique très simple et très pratique que nous vîmes employer dans les laboratoires de Salonique et qui nous parut satisfaire amplement aux besoins de la clinique. Ce sont des méthodes qui peuvent être facilement employées et dont la pratique peut très rapidement s’acquérir.
C’est à Tribondeau que nous empruntons toutes les données de cette technique, complétée par Abrami, Armand Delille, Paisseau et Lemaire.
Les préparations les plus utiles sont celles où le sang est étalé en nappe mince, bien souvent on n’en
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a pas besoin d’autre. Toutefois, elles sont insuffisantes quand les parasites sont très rares, et comme on ne sait pas d’avance quand cette difficulté se présentera, il est indiqué de leur joindre pour chaque malade une préparation concentrée.
Dans les laboratoires, on réalise une excellente concentration des hématozoaires par le procédé de la centrifugation. Quand on ne dispose pas d’une centrifugeuse, on à recours au procédé de la coulée épaisse.
Le sang destiné aux diverses préparations est obtenu par piqûre de la peau. C’est pendant les poussées fébriles qu’on a le plus de chance de déceler les hématozoaires dans le sang ; mais une période d’apyrexie même longue n’est pas une contre-indication à la recherche qui peut encore être fructueuse,
Le lieu d’élection de la piqûre est la pointe du iobule de l’oreille. La douleur et les chances d’infection y sont moindres que dans la zone périunguénale des doigts et on peut y (traire » davantage de sang. Laver la peau à l’alcool et la bien sécher, Piquer avec la pointe d’un instrument propre (bistour1i, lancette, vaccynostyle, ete). Recueillir le sang sur lames de verre porte-objets bien nettoyées à l’alcool et très soigneusement essuyées.
Préparation en nappe mince. — Effleurer avec une lame porte-objet la goutte de sang qu’on a fait sourdre de la piqûre, de façon à n’en recueillir que gros comme une petite lentille près d’un bout de la lame et étaler à la lamelle ou au ciseau.
Tribondeau insiste particulièrement sur ces deux procédés.
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Le sang doit être étalé en lame excessivement mince et très uniforme.
Le sang après étalement doit être séché-par simple agitation à l’air.
Il ne faut JAMAïS CHAUFFER NI FIXER.
Préparations concentrées par centrifugation (rné thode de Le Dantec).
On récolte dans le temps le plus court possible quelques gouttes de sang dans une pipette de Pasteur. On chasse le sang dans ün tube de centrifugeuse contenant de l’alcool au tiers, environ deux gouttes de sang par centimètre cube d’alcool. Mélanger, laisser hémolyser, éléminer les petits caillots, s’il s’en est formé. Centrifuger, décanter et émulsionner le culot dans le peu de liquide qui reste au fond du tube. Déposer sur lames en gouttes larges et épaisses. Laisser sécher à l’étuve à 37°.
Préparation concentrée en coulée épaisse. — Déposer urie très grosse goûtte de sang près d’une extrémité d’une lame porte-objet. Pencher la lame et avec un instrument quelconque aider le sang à s’écouler vers l’extrémité opposée en laissant derrière lui une large traînée. Poser à plat et laisser sécher à l’air libre (si la couche de satig se craquelle en séchant c'est qu’elle est trop épaisse). NE PAS CHAUFFER, NE PAS FIXER.
Coloration du sang en nappe mince. — Les colorants ordinaires ne teignent päs la Chromatine des bématozoaires. Pour avoir de bonnes images, il faut faire agir de l’éosine et du bleu de méthylène combinés soûs forme d’éosinate.