‹ Le Paludisme Primaire en MacédoineChapitre 47 sur 47 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous diviserons les conclusions en deux parties bien distinctes, celles ayant trait à la symptomatologte du PALUDISME PRIMAIRE MACÉDONIEN et celles ayant trait à sa thérapeutique.

a) SYMPTOMATOLOGIE

1° Le paludisme macédonien est du au Plasmodium falciparum et au P. Vivax, hématozoaires tenaces et résistants et qui impriment ainsi à l’affection un caractère rebelle si marquée à tous les traitements.

2° A la période primaire, le paludisme macédonien revêt des formes très multiples, dont la principale est celles à SYNDROMES GASTRO-INTESTINAUX. [| s’y ajoute un trépied symptomatique.

L’asthénie.

L’Anémie.

La splénomégalie.

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3° Le paludisme est une infection du sang dû à l’hématozoaire de Laveran avec fixation dominante sur la glande surrénale. +

4° Le diagnostic se fait surtout par la recherche de l’hématozoaire dans le sang, la notion d’épidimicité et beaucoup par l’habitude de vivre au milieu des paludéens.

b) TRAITEMENT

Le paludisme est une infection qui peut et doit guérir par un traitement rationnel précoce et prolongé (Hirtzmann).

Un paludisme non traité ou insuffisamment traité devient dix jours après le début de l’infection un paludisme ancien caractérisé par la présence de gamètes dans le sang. Ces gamètes expliquent les rechutes à longue échéance, la résistance de la maladie au traitement (Hirtzmann).

Voici le traitement que nous proposons :

1° Dans les types cliniques habituels à forme gastrointestinale :

Désinfection préalable du tube digestif par le sulfate de soude et l’ipéca. Ensuite dose d’attaque de auinine variant entre 2 grames et 3 grammes pendant cinq à dix jours suivant les cas ; après un temps de repos, prendre sans tarder la méthode du traitement continu avec doses plus faibles de 1 gramme à 1 gr. 50 par jour de la façon suivante :

ass Ces

La médicamentation est suivie six jours sur sept ja première semaine ;

Cinq jours sur sept la deuxième ;

Quatre jours sur sept la troisième ;

Trois jours sur sept la quatr.ème.

On laisse un temps de repos assez long et on recomrence le traitement jusqu’à disparition de tous les accidents paludéens. On peut compléter par la recherche des hématozoaires dans le sang.

2° Dans les formes graves agir à doses massives par voies digestives et intra-musculaires et même intra-veineuses associées. Y adjoindre l’adrénaline à haute dose.

3° Ne pas oublier que l’arsenie est un adjuvant merveilleux de la quinine. È

Vu:

Nancy, le 30 août 1918.

Le Président de la Thèse :

G. ETrenxe.

NT Nancy, le 31 août 1918.

à Le Doyen, Werss.

Vu et permis d’imprimer Nancy, le 3 septembre 1918.

Le Recteur de l’Académie, Ch. Apam,

Correspondant de l’Institut.

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