‹ Le Paludisme Primaire en MacédoineChapitre 46 sur 47 · VOIRE · texte numérisé non relu

VOIRE

MC Te SONUN CR ANS es ua Lel 0er.

PA EVE Me ere HT MEN 1 gr.50 Eau distillée ...... ESS APE PAT 200 EEE

2 AO desquimnentie ever, rue, 10 gr.

Ré AE Ne mn sr PR 2 oT PAS MÉS NES din Tr nn AE EULOUVEL:

D’après Grall et Castellani, ces solutions doivent être stérilisées par tyndallisation. En même temps, il est bon d’injecter le contenu d’une ampoule de un milgramme d’adrénaline pour 30 centimètres cubes de solution pour combattre l’action déprimante de la quinine sur le système cardio-vasculaire. ;

De toute facon ces injections intra musculaires doivent être employées avec une extrême méfiance en raison des escharres et des nécroses qu’elles produisent.

3° Injections intraveineuses. — Klles sont réservées aux cas graves et aux accès pernicieux.

Dans tous les cas les solutions injectables doivent être stérilisées avec soin et l'injection faite, une asepsie absolue, car on a relevé un certain nombre de cas de tétanos consécutifs à des injections intra-musculaires de quinine.

D'autre part, les précautions d’usage des mjections intra-musculaires au lieu d’élection dans la fesse doivent être prises avec soin pour éviter la production d’escharres relatées fréquemment avec la quinine.

Traitement prophylactique. — Nous laisserons de côté bien entendu tout ce qui a trait à l’assèchement des mares, à la pétrolisation des nappes d’eau pour nous en tenir à la protection individuelle.

EU Pal

Un seul procédé existe, c’est l’emploi du moustiquaire. La quinine préventive ne met pas toujours à l’abri de l’infection paludéenne et l’hématozoaire finit par se développer même en milieu quinine, avec moins de virulence peut-être, mais il finit par vivre.

Cependant c’est le procédé préconisé actuellement malgré ses inconvénients qui sont à savoir : la production de troubles digestifs et la difficulté que l’on à d’obtenir des hommes la prise journalière de 0,25 à 0,50 de quinine.

On s’est demandé si la prise préventive de quinine n’amenait pas la création d’un hématozoaire quininorésistant. Guttmann répond nettement que non, mais quelles preuves en a-t-il ? Aucune, personnellement, je crois possible la quinino-résistance, car ce fait n’est pas en contradiction jusqu’à plus ample information avec les données de la biologie et il existe bien des races de spirochètes arseno-résistantes et hydrargyro-résistantes créées de toute pièce au cours du traitement, et hématozoaire et tréponème ne sont pas si éloignés l’un de l’autre comme type de protiste.

En tout état de cause donnons de la quinine préventive jusqu’à ce qu’il soit démontré qu’elle ne sert à rien ; c’est une excellente mesure de prudence. Quoi qu'il ne soit pas démontré que cette mesure réussisse si on songe au nombre d'individus qui ont pris de la auinine préventive et ont contracté le paludisme.

Traitement thérapeutique. — La quinine doit se donner vite et à haute dose : 3 grammes par jour, soit par la bouche, soit en injection intra-musculaire,

1 gr. 50 le matin, 1 gr. 50 le soir, et cela tant que dure les symptômes du paludisme, quand ils commencent à disparaître on diminue la dose. H ne faut pas agir mollement en employant des doses de 1 gr. 50 à 2 gr. il faut frapper fort et tenter d'empêcher la création de formes résistantes, c’est-à-dire de corps en croissants. Quant à la nature de l’heure de la prise qui entre en ligne de compte avec le P. Vivax ou le P. Malariæ, elle n’a aucune valeur avec le P. falciparum étant donné la nature des accès qu’il produit,

L’accès passé, il faut entretenir le malade sous la quinine pendant un certain temps et donner par la bouche 0,25 à 0,50 par jour, puis au bout d’un mois ou deux, on refait un traitement intermittent suivant les changements de climat et les changements de saison.

- Adjuvant de la quinine : l’arsenic. — C’est un adjuvent précieux qui donne les meilleurs résultats. Carnot a une grande confiance dans l’emploi du néosalvarsan, surtout dans les cas rebelles, et les anémies prolongées.

L'’arsenic est un reconstituant énergique et qui a une action microbicide intense. Elle peut se donner sous forme cacodylate, d’arrhénal ou de néosalvarsan (0,15 tous les cinq jours pendant vingt jours), à toutes les périodes. Toutefois dans les cas de syndrome surrénalien marqué avec glande déficiente, il faudia anier le néosalvarsan avec prudence.

I1 serait bon de voir se répandre la pratique de l'association de la quinine et de l’arsenic, association qui donne de merveilleux résultats,

Le traitement doit être conduit suivant les phases de la maladie. 1! ne peut être établi à ce sujet aucune règle fixe. C’est au médecin à en régler la marche suivant le malade et l’habitude qu’il a des fièvres paludéennes.

Cependant nous croyons bon de faire remarquer aue dans le début du paludisme, à la période des accidents gastro-intestinaux, l’administration de la quinine doit être soumise à une règle particulière.

J'ai fait une remarque qui m’a été confirmée dans la suite, elle est la suivante : pendant la période où l’état saburral domine la scène, la quinine agit peu ou mal. Je remédie à cet inconvénient en n’administrant pas immédiatement la quinine. Je commence d’abord la désinfection du tube digestif par le sulfate de soude à dose de 15 grammes par jour pendant trois à quatre jours, plus deux prises d’ipéca les deux derniers. C’est seulement quand le tube digestif est nettoyé que je donne la quinine et je la donne en solution.

Il semble que le médicament soit beaucoup mieux absorbé et beaucoup plus rapidement. En effet, si l’on donne la quinine d’emblée dans ces formes gastro-intestinales si courantes, on voit celles-ci traîner huit à dix jours sans que l’on puisse obtenir une amélioration, tandis que si l’on consacre trois jours ou même seulement deux jours au nettoyage du tube digestif, on obtient des résultats immédiats et surprenants. |

Ces faits que j’avais noté m’ont été confirmés par M. le docteur Arrié, médecin chef de l’Hôpita' fran-

ose

çais de Constantinople, où pendant vingt ans il eut l’occasion d’étudier de près le paludisme macédonien.

J’insiste donc sur cette méthode d’administration de la quinine dans les formes gastro-intestinales.

Page 1