‹ Le Paludisme Primaire en MacédoineChapitre 7 sur 47 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Lors de mon passage à l’armée française d'Orient eu * bataillon d'infanterie, je fus complètement saisi de ne constater aucune de ces formes classiques au paludisme que l’on a coutume de décrire dans les traités de médecine. J'ai rarement rencontré l’accès à grand fracas comme celui que l’on voit brutalement surgir chez le paludéen au retour d’une colonie telle que le Maroc, Madagascar ou l’Indo-Chine. Le palucisme macédonien se présente autrement : ni grands frissons, ni sueurs abondantes, ni températures élevées, ni évolution cyclique bien déterminée, en un inot rien des symptômes précis qui évoluent en quelques heures et disparaissent généralement dans la journée : tous ces accidents évoluent en longueur simulant le plus souvent des infections gastro-intestinales mal déterminées.

Je m'étais réservé de traiter ce sujet plus tard dans l’ambiance plus favorable de l’hôpital, mais la

ee

durée de la guerre m’oblige à soutenir cette thèse et à ne point attendre.

Je dois avouer que ce n’est point un travail de ce genre que j'avais rêvé de produire alors que la paix existait encore. J’avais espéré présenter à mes Maîtres un travail plus digne d’eux, témoignage de reconnaissance dû à leur grande bonté et témoignage d’admiration réservé à leur talent et à leur science.

Un an et demi déjà avant la guerre, tous mes exa mens terminés, je m'étais mis d’emblée à la tâche sous la direction si habile et si familiale de mon Maître vénéré et regretté M. le Professeur Paul Spillmann, et d’après les conseils éclairés de celui qui fut toujours pour moi mieux qu’un Maître me considérant comme un ami et auprès duquel je trouvais toujours tant de bienveillance et parfois même d’indulgence, M. le Professeur agrégé Louis Spillman.

M. le Professeur G. Etienne en succédant à M. le Professeur Paul Spillmann avait continué à nous pousser dans la voie que nous nous étions tracée et à nous éclairer de ses conseils prudents et avertis. Nous l’en remercions et en profitons pour l’assurer de notre profond attachement.

Je ne saurais non plus oublier M. le Professeur Meyer, doyen de la Faculté de Médecine, qui, par sa sracieuse amabilité, a pu nous permettre de soutenir cette thèse inaugurale. Je l’en remercie bien vivement.

Mais dès la guerre je fus obligé d’abandonner mes essais sur la séro-réaction de Wassermann et ce n’était pas au régiment que je pouvais non seulement

EMI

songer à les poursuivre, mais encore continuer à me tenir au courant des choses de l’art et à gymnastiduer mon cerveau. ;

Aussi à l’heure actuelle je présente un travail pour

lequel je demande toute l’indulgence de mes juges. Il n’aura peut-être qu’un mérite, c’est de raconter presque exclusivement ce que « mes yeux ont vu » et ce que mon « flair » de clinicien débutant et cependant déjà rouillé aura su débrouiller. Ce sera donc fort peu.

. Maïs il m’est matériellement impossible de faire autrement et c’est ce peu que j’offre de bon cœur à mes Maîtres en faible témoignage de ma profonde reconnaissance.

Mais nous ne voulons terminer sans dire notre douleur et notre respect qui entourent le souvenir de nos chers camarades Ramu, Schmitt et Roger Weiss morts au combat. Notre tristesse de toutes les peines et de toutes les souffrances de cette longue guerre à trouvé un doux réconfort dans la vieille amitié de nos camarades, les docteurs Bonnet, Lamy, Prévot et Vermelin. Nous leur adressons l’assurance d’une affection toute fraternelle.

Je dois aubsi adresser mes remerciements profonds à mon cher camarade le docteur Watrin qui à été pour moi un guide précieux dans ce travail et un . souvenir ému à ma vieille amie de toujours M"° Renée Bellot-Odie, docteur en médecine.

Page 1