ACTE III
MADAME GEORGES, toutdporJue.
Mais, que veux-tu?
Vous n<b voyez donc pas qu'elle se sacrifie pour assurer notre bonheur !
MADAME GEORGES, éperdM.
Mais, jeté jure t.. .
GEORGES, la forçant k le regarder.
Nîe-Ie donc, si tu l'oses ! Dis-moi donc là, en face, que les larmes ne l'étouffent pas ! . . . et que, quand tu essaies de sourire, ton cœur n*est pas déchiré !... Mais, parle... parle donc!...
MADAME GEORGES
Eh bien, oui ! tu as dit vrai !. .. Mais ne me plains pas ?.,. J'emporte dans mon âme une joie immense et qui suffira pour remplir toute ma solitude... Je t'ai entendu résister à toutes les prières... Je t'ai vu préférer ta pauvre vieille mère à cet ange de beauté, de vertu, d'amour!... Oh ! toutes mes douleurs sont payées d'avance... et je puis partir sans regrets... Adieu I...
ALICE
Partir!... Vous croyez que ma tante vous laissera partir?... Mais, regardez-la... (mouTementdeia marquise) elle pleure comme moi... (idem) elle vous admire comme moi (idem)... et elle se dit tout bas : Je suis mère, je ne causerai jamais une telle douleur à une mère.
LA MARQUISE
Ah! résiste qui pourra!... Je m'en repentirai peut-être demain ; mab le cœur est le plus fort.
ALICE
J'en étab sûre ! N'est-ce pas que mon devoir?...
Ton devoir est de rester près d'une pareille mère. ^
GEORGES
idame!... Alice...
LA MARQUISE
I devoir est de ne pas la quitter un jour, une seconde. .. '
tu n'y auras pas grand mérite ! Dans un an... elle sera aussi grande dame que toi !
MADAME Georges, avec grâce, en allanikéne.
Ah ! madame... vous me donnerez donc des leçons !
LÀ MARQUISE
Vous vous les donnerez bien toute seule. Un homme n^en viendrait jamais à bout; mais une femme comme vous, et une mère !... son éducation recommence tous les jours.