‹ Le pamphlet: comédie en deux actes, en proseChapitre 13 sur 312 · VJ HENRI · texte numérisé non relu

VJ HENRI

^.>.' Le jour?...

ISABELLE

Écoutez,^âmi, voi^ l'heure de notre entretien de chaque

HENfUI.

Oui ! la seule que vous vouliez jamais me donner ! Une heure par jour! comme si c'était suffisant ! Qu'est-ce qu'on peut se dire en une heure?

ISABELLE^ s'ttseyant à droite.

Asseyez- VOUS là !... Et Theure d'aujourd'hui... employons-la à parler raison!

HENRI^ allant {treadra aa foad un pelii UtMMirat.

Je le veux bien!... mais alors elle ne comptera pas!

ISABELLE

Écoutez-moij

HENRI^ s'asteyant >ar la UbauMt aai pied« d'Isabelle.

Toujours! avec délices!... Mais cela ne comptera pa$!...

Eh bien! uon^ cela ne comptera pas! mais vous serez raisonnable.

HENRI

Coipme un commandeur de Galatrava!

ISABELLf:.

Vous VOUS le rappelez, ami^ quand |a Providence nous réunit.., il y a trois ans... car il y a trois ans(|ue nous nous aimons!

HENRI

Oui!/., trois ans qui ont passé comme un jour! trois ans où je n'ai pas vécu un seul instant sans remercier.,,

ISABELLE^ souriant.

Vous appelez cela parler raison?...

HENRI

C'est votre faute!... Si vous croyez que je vais rassembler à un commandeur quand vous dites : Nous nous armions !

• ISABELLE

C'est juste! je suis dans mon tort. (Avec malice.) Je ne le dii*ai plus! (Reprenant.) Le jour OÙ la mort de votre frère aîné fit de vous le marquis de Urreaz, mon ami, j'aurais dû vous éloigner, vous fuir !... car un mariage était désormais impossible entre nt)us; puis je médis... j'avais tant besoin de prétextes, je me dis... que vous repousser sans pitié après vos soins pour ma mère...* c'était une ingratitude;... je me dis que si je ne pouvais pas être votre femme^ il m'était permis, du moins, d'être votre sœur, votre sœur protectrice... vigilante... maternelle;... que vous aviez besoin de moi...

HENRI

Eh! maintenant, croyez- vous donc?...

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