‹ Le pamphlet: comédie en deux actes, en proseChapitre 136 sur 312 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes, LE DOMESTIQUE, GLÂVEL.

LE DOMESTIQUE

Un monsieur qui demande à parler à madame.

MADAME DJBLPIERRB.

Son nom.

LE DOMESTIQUE

M. Glavel.

MADAME DELPIBRRB, «Tac an cri de Joie.

Qa'il entre! qtt*il entre I

MADAME BONNEVILLE

Eh I quel est donc ce M. Glavel dont Tarrivée te cause tant de joie?

MADAME DELPIERRE.

Tq vas le savoir!... (sue Ta à Clayel ^al entre et ramenant

deient madame de BonneTnie,) Maman I que dirais-tu de ta fille.* • que tu as élevée avec tant de soin, si elle t'avouait... que la première fois qu'elle a vu Monsieur, il y $i deux mois de cela, elle lui a sauté au cou ?

MADAME BONNE VILLE

Hein!

MADAME DBLPIBRRB.

Et qu'elle l'a embrassé de tout son cœur.

GLAVEL.

Oui, madame! et en pleine rue^s'il vous platt, devant plus de cent personnes.

MADAME BONNEYILLE.

Ah çà , ex plique-moi ...

MADAME DELPIERRBi

Oui ! je vais te raconter ce qae je n'ai jamais osé te dire encore. Il y a deux mois, nous étions comme tu sais à Houlgate. Un jour on projette une grande partie d'ânes, nous étions sur la place attendant le départ, et je venais de confier Fernand à un ânier... qfuand tout à coup j'entends un grand cril je me retourne... et qu'est-ce que je rois?... un de ces maudits animaux emporté an triple galop... et un enfant renversé sur sa selle... la tête et les bras pendants, retenu seulement par sont pied engagé dans un des étriers! Je m'élance comme une folle, j'avais reconnu Fernand, mais j'étais trop loin, et son front allait se briser contre les dalles du trottoir... quand un jeune homme se précipite sur la chaussée, saisit cette pauvre petite tète pendante, et, ne pouvant ni détacher le pied de l'enfant ni arrêter Fanimal, se met à courir * près dé lui de la même vitesse que lui, au risque d'être broyé sur le cbeminy et au boi^ de ciaq minutes, épuisé, hors d'haleine, les jambes eusaog^tées des coups de pied que lui avait lancés la béte affolée, il tiHBdbe eufia sur le gazon avec Fernand, qu'il, avait û&i par enlever de la selle I Eh bien, ce jeune homme, c'était lâoiieieurl

MADAME BONNBYILUSy. m WHCORt au cou.

Ahl ma foi! il faut que je vous embrasse aussi!

MADAMIE DEL PI ERRE, à Fernand.

Embrasse ton sauveur. (PernoAid remtnmsse. iradame Delpierra lai teod la main.)

GLAVEL, émi».

C'est trop I c'est trop ! .

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