SCÈNE IIL Les uÈUEêy MADAME DELPIERRE
MADAME DELPIERRE..
Ah! voilà les deux amoureux ensemble!
MADAME BONNEVILLE
Et voilà madame ma fille qui se moque de moi 1 La vérité est que tu ne connais pas cet enfant-là t
MADAME DELPIERRE.
C'est entendu I je ne lui rends pas justice I (a Femand.) Viens embrasser ta marâtre I... (L'enimt eoivt à eue et r embrasse; à madame BoMMvine) Ah çàl sais-tu quo je vais être jalouse I... Tu ne me gâtais pas tant que cela dans mon. temps!
MADAME BONNEVILLE
11 faut bien que je le gâte un peu !... Tu es si raisonnable avec lui I
MADAME DELPIERRE, riant.
II faut bien que je sois raisonnable, j'ai besoin de l'être pour trois ! Son père et toi, vous me le gâtez ! Son père surtout! C'est plus que de l'amour paternel, c'est de l'idolâtrie.
MADAUB BOI^'EVILLB.
C'est que je vais te dire... (L'emmenant à «anche.) Je ne
veux pas parler de lui... devaût lui... pour ne pas lui donner trop d^amour-propre, mais, vois-tu, cet enfant-là ■ est particulier! une sensibilité exquise!... et avec cela honnête... honnête comme toi !
HA DAME DEL PIERRE, riant.
Ha! ha! Ce n'est pas peu dire!... Quand je pense que lorsque j'avais cinq ans, tu m'appelais déjà l'honnête homme!... (L'embrassant.) Tions!... Je t*adore !... parce que tu es toujours la môme. Tu n'as pas le sens commun.
UADAUE BONNEVILLE.
C'est bon, c'est bon... je m'entends! Sous ta gaieté perpétuelle... il y a une BomaiDe !
MADAME DELPIERRE, gaiement.
Autrement dit.. • une matrone! Bien obligée.
MADAME BONNE VILLE
Quelle rieuse!
MADAME DELPIERRE.
Eh! qui rirait dans ce monde, sinon l'heureuse créature qui a une mère comme toi, un fils comme lui et un mari comme le mien! Ah çà, lu dines avec nous.
MADAMli: BONNEVILLE.
Très-volontiers!.. Je ne sais pas pourquoi j ai ud chezmoi, je suis toujours chez vous.