‹ Le pamphlet: comédie en deux actes, en proseChapitre 153 sur 312 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les MEMES, CLAVEt.

CLAVEL, & madame Delpierre.

Bonjour, chère madame!... Eh bien, est-on prêt? (Aperce-

Tant sor la taèie an Ifvre Sa i^iiito.) Qu'est-Ce que je VOiS là?...

an livre de chimie!... aujourd'hui!... défendal

MADAME DELPIERRE, ffaianeat.

Pour ce que nous avons fait !

CLAVEL

C'est encore trop, (n s*est approché de Feroand et lui arrange son

«iiet, sa cravate.) Un premier jour de bal ! Il faut ne penser qu'à être jeune et charmant.

MADAME DELPIERRE.

Que vous Oies bon î

CLAVBL.

Du touti je suis oncle!... Je suis né oncle! (a. Fernand.) Tiens!.... est-ce que vous avez fumé?

FERNAND

Oui.

GLAVEL.

Vous fumez donc?

FEENAND.

• Oui... cela vous étonne?

GLAVEL.

Oui.

FERNAND

Tout le monde fume.

GLAVEL.

C'est pour cela. Vous autres jeunes gens, vous êtes étonnants!... Vous ne visez qu^à Toriginalité, et vous vous copiez tous... Oh! si j'avais vingt ans!

FERNAND

Que feriez- vous?

GLAVEL.

Je ne jurerais pas; je ne jouerais pas; je ne parlerais pas argot; je ne dirais pas d'une femme qui a du charme qu'elle a du chic; je ne dirais pas d'un vieillard qui s'affaiblit : c/est un ramolli; je no dirais pas d'une mauvaise pièce : c'est infect! ni d'une bonne : c'est splendidel Je me lèverais toujours quand une femme entre; je lui offrirais une place au théâtre si elle était sur le second rang; après le dîner, je n'empêcherais pas les autres convives de se chauffer en me campant au plein milieu de la cheminée; je ne serais ni fier de ce que je ferais de mal, ni honteux de ce que je ferais de bien; enfin je ne fumerais pas dans le salon de ma mère«

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