À MARQUISE
Mon Qls !
BEISRI.
Pardon, ma mère! mais ne l'aTez-vous pas entendue, elle m'aime!... et moi, mon amour pour elle n'est pas un caprice éphémère de jeune homme, vous le savez ! Vous m'avez ordonné un long voyage; j'ai obéi, en suis-je revenu moins plein de son image? Vous m'avez presque imposé k vie brillante de Madrid.*!, plaisirs, séductions, tout est veQU échouer contre son souvenir.. « Ah ! ma mère ! que la mémoire de Tamour que vous inspira mon père protège votre fils auprès de vous ! car, je vous Tai dit ce matin, et je vous le répète, si vous êtes sans pitié pour moi... eh bien! je me souviendrai que j'ai bientôt vingt-cinq ans, que dans quelques mois je serai mon maître... (MoaTemem d'isabeiie.)
LA MARQUISE, «• levant.
Oui, mademoiselle, il me l'a dit; et voilà ce qui m'amène auprès de vous; oui, mon fils m'a déclaré que, si je lui refusais mon consentement, il me contraindrait, la loi à la main, de le lui accorder.
ISABELLE, TiTement.
Croyez, madame...
Je viens vous interroger, mademoiselle : êtes- vous décidée à permettre que Henri m'impose la volonté de la loi. Si votre résolution est prise, dites-le-moi, et à l'instant, pour m'épargner, à moi une insulte, et à mon fils... ce que je regarde comme un crime... je signe!
ISABELLE
Quoi, madame, vous voulez?.. .
HENRI
Ma mère!...
LA MARQUISE
Prononcez, mademoiselle : voulez-vous entrer dans ma famille malgré moi? vous êtes libre.
ISABELLE, d'une voix tremblante.
Madame la marquise, j'aime Henri de toutes les forces de mon âme, et Pieu sait si j'ai jamais aimé en lui autre chose que lui-