SCÈNE IX
JULIE, MADAME DELPIERRE.
JULIE
Madame rentre déjà! onze heures et demie viennent à peine de sonner.
MADAME DELPIERRE, sontieoM.
Je rentre trop tard, car je regrette d'être sortie.
' JULIE
Est-ce que madame se serait trouvée souffrante?
MADAME DELPIERRE.
Oui... un peu... Je ne suis plus habituée au monde et la fatigue, la chaleur... Préparez ma chambre à coucher. (juUe
7 entre. Madame Delpierre seule.) J*ai eU tOrt d'aller à Ce bal!... On
a beau faire, la jeunesse est toujours là prête à se réveiller. Il est certains sacrifices qui ne sont possibles qu^à la condition d'être absolus. On peut se plaire dans une cellule, mais il ne faut pas en sortir; on peut s'habituer à une prison, mais il ne faut pas y laisser entrer les rayons du soleil. Quand je me suis retrouvée au milieu du monde, quand j'ai revu ces lumières, cet orchestre, quand tous ces hommages, ces sourires m'ont entourée de nouveau, j'ai senti un plaisir, un
orgueil.... (ed pariant, eUe commence èôter tes flenrs de ses chcTeux et
ses bracelets. — atcc angoisse. OÙ est donc mou médaillon? Je ne
l'ai pas ôté, il me semble. (le cherchant arec fièrre.) Est-ce que
je l'aurais perdu? (Appelant.) Julie I Ce n'est pas possible.
(Julie paraît.) N'avais-jo pas mon médaillon quand je suis
rentrée?
46 UNB SÉPARATION.
JULIE
Je D*ai pas remarqué.
MADAME DBLPIÏHRE.
Cherchez donc avec moil... (nie Ktacde «r U oheminéa, mxt
les meubles, partoot.) U Sera tombé quand je valsais! Ohl pourquoi ai-je valsé ? (a joUe.) Descendez chez la sœur de M. Glavel... Je serais au désespoir de perdre ce médaillou... Faites demander mon fils, et dites-lui ce que j'ai perdu, qu'il le cherche, qu'il le fasse chercher. J'avais pour ce bijou un attachement... superstitieux... Allez!... (jaïie ra à la porte. On sonne.) Qui soune à cette heure? < 4 mbs.) ¥oyez» (imie tb
è la porte et ouTre.)
JULIE f rerenant, arae lois.
Madame! madame! M. Glavel.
UkBAUE DXLPISBJIE.
Monsieur QaTell