ACTE DEUXIEME
GLÀVEL.
Que je suis heureux de vous voir si heureuse I
MÀDAMB DBLPIEARE.
Mais où élait-il?... Où Tavez-vous retrouvé^
GLAVEX.
Aux pieds du fauteuil môme où vûus étiez assise. En reconduisant ma danseuse, j'ai vu briller ce bijou, je l'ai reconnu et, me rappelant quel prix vous y attachez... %.
MADAME DELPIERftE.
Pendant cette affreuse absence, voilà tout ce qui m'est resté de Fernand I Je n'avais plus rien de lui que cette petite mèche de cheveux et ce petit portrait que vous me rapportez! Tenez, il faut que je vous dise une fois que rien de ce que vous faites pour Fernand n'a été perdu! J'ai tout compris, tout deviné î Cet examen que vous l'aidez à préparer, ces plaisirs où vous l'associez si délicatement, ce mélange charmant de camaraderie et de fraternité paternelle, tout cela est «crit là. Aussi je vous aime bien, allez!
G L A VE L , arec émotion.
Ahl madame I...
MADAME DttLHEftHE.
Ne me remerciez pas!... car c'est an mdfnent même où je vous parle de ma gratitude et de mon amitié, qoejesuis forcée de vous affliger.
M'affliger! , .;
MADAME DELPIBRRE.
En vous annonçant une résolution douloureuse pour moi* môme.
GLAVBL.
Laquelle?
MADAME BELPIEBEtS.
Je quitterai demain cette maison
GLAVEL, arec un eri.
Quitter cette maison î... Pourquoi?
^ MADAME DELPIERRB.
Parce que c'est la maison de votre sœur, c'est-à-diro presque la vôtre I
GLAYEL.
Eh bien?
MADAME DELPIEHAE.
Eh bien, mon ami, depuis six mois, j'ai vécu sans réfléchir!... j'ai oublié que vous étiez jeune et que je le suis encore I... Mon estime pour vous, ma certitude de la pureté de mes sentiments, l'intérêt de mon fils... tout me fermait les yeux!... Un instant a suffi pour m'éclairerl
GLAVEL.
Que voulez-vous dire ?
MADAME DBLPIBRAE.
En entrant dans ce bal à votre bras, j'ai senti tout à coup, comment.. . à quoi ? je ne le sais, mais j^ai senti que notre amitié pouvait être calomniée.
GLAVEL.
C'est impossible!...
MADAME DELPIERRB.
Elle l'est peut-être déjà!.. Ce que j'ai vu, ce que j*ai devi* né, ce que j'ai entendu m'a révélé le péril l