‹ Le pamphlet: comédie en deux actes, en proseChapitre 166 sur 312 · ACTE DEUXIËM · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIËM

G L A y B L , ayee feree.

Mais quel péril? Que craignez-vous?

MADAME DBLPIERRB, le laisgant tomber for an liége.

Quelqu'un que je n^ai pas besoin de vous nommer.

G LAVE L, •'aneyaiit avsti do Tantra eôté do la table.

M. DeJpierre?

MADAME DELPIERRE.

Oui! M. Delpierrel... Sachez-le... Depuis le jour où j'ai retrouvé Fernand par miracle, où je le lui ai repris...

GLAVEL.

Quand Tavez-vous retrouvé? Comment le lui avez- vous repris?

MADAME DELPIERRE.

Après quatre ans de désespoir, j'apprends, on m'assure que Fernand est caché depuis trois semaines à Lyon, dans une institution d'ecclésiastiques, sous un nom supposé. Je cours à Lyon, le premier président me donne un officier de justice pour ro'accompagner. J'arrive chez le supérieur, et je réclame mon fils!... « — Son nom, Madame? --- Je ne le sais pas, son père l'en a fait changer ! — Je ne puis vous livrer un enfant que vous ne pouvez pas me nommer!... — Eh bien, mettez-moi en présence du dernier élève entré chez vous, je verrai bien si c'est lui ! » II accepte! Nous descendons dans une grande cour vide, les enfants étaient à l'étude... Asseyezvous dans cet angle obscur, me dit le supérieur, et attendez 1 Au 'bout de cinq minutes, une petite porte s'ouvre à l'extrémité de la cour; le supérieur paraît... Puis, presque aussitôt derrière lui, un enfant. À peine a-t-il dépassé le seuil, que je ne peux plus en douter... Je le reconnais 1 trèsgrandi... un peu pâli... mais lui!... Je me lève vivement, je

m UNE SEPARATION.

m'élance... Puis tout à coup je retombe sur mon banc saisie d*une terreur affreuse! S'il ne me recoonaissaitpasJ... J'avais tant pleuré depuis quatre ans!... Si son père l'avait détaché de moi! s'il ne mVimait plus! s'il ne voulait pas me suivre! Oh! toutes mes angoisses passées n'étaient rien, rien auprès de celle-là U., tt cependant le supérieur tout en causant avec lui... l'entraînait peu à peu de mon côtél... Il approche!... Il approche!... Le voilà presque devant moi!... Ohl je n'y tiens plus!... Je relève brusquement mon voile!... Maman ! s'écriet-il, et il se jette dans mes bras en fondant en larmes ! Je l'avais reconquis!

GLAVËL.

Oh! vailiamt cœur!

MADAME DELPIERRB.

Oui!... Mais depuis ce jour, M. Deipierre, fou à la fois de tendresse et de colère, ne cherche que le moyen l^al de m'arracher Fernaod.

CLAVEL

Que peut-il? Votre séparation a brisé votre mariage.

MADAME DELPlEaaS.

Comme lien, oui! comme chaîne, non! la loi lui laisse tant d^armes contre moi ! Il m'entoure de regards qui m'épient l...d*ennemis qui me surveillent! Je me sens dans sa main!

CLAVEL

Mais c'est donc un monstre?..*

MADAME DELPIBRRB.

Non ! c'est un père exaspéré L.« Vous le yoyez^ il ne suffit pas que je sois sans tache ^ il faut que je ne puisse pas même être soupçonnée. Mon devoir est donc tracé. Je quitterai cette maison demain. Il m'en coûtera^, plus que je ne puis le dire.* car j'y laisse les seuls souvenirs doux que je

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