SCÈNE vin
ISABELLE^ mie.
Sa femme!... je serai sa femme!... on m'appellera dona Isabelle de Urreaz!... Oh! je ne regrette plus rien maintenant, ni larmes, ni désespoir, niépreuTes!... Non... Dieu ne m'a fait attendre mon bonheur que pour me le faire sentir plus vivement ! ... Sa femme î. . . ce seul mot métamorphose jusqu'à ces murailles, jusqu'à cette chambre... 11 me semble qu'elle est toute lumineuse!... Et je te quitterais, chère petite retraite!... non, jamais, tu es trop pleine de son souvenir!... C'est de cette fenêtre que je l'ai vu passer à cheval pour la première foisl... c'est près de ce clavecin qu'il m'a dit pour la première fois ; Je vous aime !... Oh ! si je l'osais, je vous embrasserais tous, chers objets qu'il a touchés, regardés... car, vous ne savez pas, j'épouse Henri... je serai sa femme !... Allons, le bonheur me trouble la tête... je parle à ces meubles, maintenant!... Voyons, voyons, calmons-nous... (elle se met à la Ublc à gauche) et écrivons au vieil ami de mon père, le général Torellas, pour le prévenir, et envoyons-lui Violante... Non! il vaut mieux y
aller moi-même. (sMe se lève el aperçoit Henri qui entre.) VoUs!