ACTE I
LA MARQUISE^ à Isatx^Ile.
Votre père, après sa belle défense de Bogota, n'a-t il pas reçu l'ordre de Saint-Jacques ? «
HENRI
Oui... et avec cet ordre, une lettre du feu roi qui l'appelait un héroïque honnête homme.
LA MARQUISE; à babelle.
Eh bien ! venez ce soir chez moi, à une réunion de famille.
.ISABELLE, aTCC crainte.
Chez vous !
LA MARQUISE
N'ayez pas peur, je serai là ! Apportez cette lettre. Je suis d'une mai:^n où l'honneur passe même avant le rang, et quand don Àguilar, quand mon frère verront le nom de votre père ainsi vénéré, leur fierté satisfaite fera taire leur orgueil blessé.
HENRI
C'est cela ! ce soir, la présentation... demain, le contrat!
LA MARQUISE
Oh ! n'allons pas si vite ! la partie est bien loin encore d'être gagnée !
HENRI, aviK; bonheur.
Ce soir! ce soir!... Pourvu que je ne meure pas d'ici là !
ISABELLE, allant à lai el lui nnetlanl la main sur la bouche.
Voulez-vous VOUS taire !
HENRI
Soyez tranquille... je n'en pense pas un mol! Allons, jo vais convier Guillen. ♦
LA MARQUISE
Tu lui dois bien cela! Il y a huit jours, le commandeur lui a proposé de payer ses dettes s'il voulait ne plus me vanter Isabelle!... Il a refusé!
HENRI
Ah ! c'est sublime ! «
LA MARQUISE, à habellc.
Allons, à ce soir! et surtout... faites-vous bien belle! c'est une bataille rangée que nous aurons à soutenir... A ce soir!
HENRI j au railien^ leur pressant le« main*.
Ma mère ! . . . Isabelle ! ^ . comment vous dire?.. .
^ LA MARQUISE
Tiens, t\i ne nous diras jamais rien de mieux que cela. Viens î
ik haëcUr.) A ce soir ! (eII« son af«c Vkfmrt.)