VIAN AH
Je ne veux pas d'autre juge que toi t Explique- toi donc I
VKKSAS».
J'étais assis sur la plage devant le Casino, je parcourais iin journal, sans le eoiaprendre, car j'avaiâle cœur tout plein dd ee que m'avait dit notre anu« (n tend la maùi à giav«i.)' A mae table voisine, trois messieurs lisaient entre eux, mai& assez haut pour être entendus, la li^te des baigneurs de Trouville, (a son père.) Arrive ton nom. « Monsieur DefpierreJ s'écrie l'un d'eux; s'il parait au Casino, je l'en fais sortir! » (Moarement de Deipierre «t d9 cuf ei. ) Je me îèvc, je cours à Cette, table je me nomme, je somme celui qui avait parlé de s'expliquer. En entendant mon nom, il devint très-pâle,. mais ne répondit pas. Je repris sans violence, quoique mon cœur bondit de colèhe : « Est-ce bien de monsieur Delpierre que vous avez parlé? — Oui, monsieur. — Je suis son fils, je vous demande ou l'explication ou la rétractatiou de vos paroles. » Il mère- . garda un moment avec émotion et sans me répondre... puis enfin d'une voix troublée, mais ferme : « Monsieur, me dit-il, je regrette profondément-le mot qui m'est échappé. Si j'avais su que vous fussiez là, je n'aurais certes pas parlé, mais ce qui est dit est dit, et quant à le rétracter, je ne le puis, ne le dois, ni ne le veux. » Ma réponse, tu la conçois! je lui jette nia carte à la figure. II me répond par la sienne, et rendezvous est pris pour ce soir.
DBLPIERRB.
Son nom ! Quel est son nom ?
400 UNB Séparation:
FBRNAND, lui tendant aD« carte.
Le voici!
DELPIERRE, avec un cri terrible aprèt aTOir la Ah I (U reste éperdu et accablé.)
GLAVEL.
Qu'avez-vous donc?
FERNAND
Ouil Qu'as-tu, mou père?
DELPIBRRE, froidement.
J'ai... mon ami... j'ai... que tu as raison et que ce duel est inévitable
FERNAND, avec Joie.
A la bonne heure !
DELPIERRE.
Seulement... tu l'as dit toi-même! cet événement peut être grave et il faut mettre toutes les chances de son côté. A quelle heure la rencontre ?
Ce soir à cinq heures.
DELPIERRE,
L'arme?
FERNAND
Le pistolet!
DELPIERRE.
Les conditions?
FERNAND
Marcher l'un sur l'autre et tirer à volonté. Je laisserai mon adversaire tirer sur moi; s'il me manque, et il me manquera, j'irai k lui, et quand j'aurai mon arme sur sa poi* trine, je lui laisserai la vie, en lui demandant pour seul prix de rétracter ce qu'il a dit.