ACTE QUATRIÈME
sistifalel Le seul visage d*^n hcranftte homove «uffit po«p le justifier I (a monsiear Deipierr«. ) Viens I mon pèrel... Et toi aussi, ma mère! tu ne refuseras pas de )e suivre pour cela! Allons tous trois ensemble à ce Casino d'oii Ton prétend te chasser, et quand on nous verra tous trois nous tenant par la main, et sommant les calomniateurs d'apporter leurs preuves, car il faut des preuves pour [déshonorer un honme! allons!...
(a son père qui lai refose sa main.) Tu rofUSOS! (A sa mère.) Et toi,
ma mère... tu te retires,.. (Regardant anioar de lai.) Et vous, monsieur Clavel, vous vous détournez... Et vous, Monsj^ur de Mon val... vous baissez la tête... QuY ^"^^^ donc? est-ce que ce iibefle... t (Areo des larmes. Asamèret) Ma mère! ma mère!... c'est toi que j'adjure! Dis-moi donc que c'est une calomnie...
Tu te tais! (Madame Delpierre tùoûte en sanglotant dans ses bras areo
une explosion de désespoir.) Oh! la caoso! Yoîlà la causc! noos
sommes déshonorés! (U tombe assis la tSte sur la table en 8an«.
glotsnt.)v'
M ON VAL, bas à monsieur Delpierre.
Les amis de M. de Harden vont venir! Groyez-moi, partez !
DELPIERRE, froidement.
Un moment encore! U me reste quelques mots à écrire I
(u va à la table à droite, écrit rapidement quelques mots, et se dirige du cAté de sa femme et de son fils . « Madame Delpierre, en le voyant s'approcher, a relevé la tète; elle lui montre Fernand qui sanglote en le suppliant de ne pas arancer. M. Delpierre continue k te rapprocher et remet à Madame Delpierre ce qn*il vient d'écrire.)
IIADAME DELPIERàB, lisant.
C'est bien! {a son au.) Tiens, lis.
FERNAND, lisanl.
« Je* charge mon fils et ma femme de restituer à M. de Tlardcii la part de ma fortune qui lui appartient, et de donner
le reste aux hospices. » (D*ane roix étooflée.) Ah ! je te reconnais! je te retrouve I
GLAVEL, bas & Delpierre*
Hâtez-vous l
DBLPIERRB, fh>idenient.
Ne craignez rien! je partirai à temps, laissez-moi leur dire une derniôre parole avant de les quitter pour toujours.
F E R N A N D , releTant la tôle.
Pour toujours !
DELPIERRE.
Oui ! c^est un adieu suprême que je t'adresse. Nous ne nous reverrons jamais. (HouTement de Femand.) Je me condamne à un exil éternel. (Femand reut parler.) G'ost rësolu I ... Seulement, avant de partir, je voudrais bien t*embrasser une dernière foisl (Feroand se jette dans ses bras.) Je t'ai aimé bien profondément... mon fils ; mais je t*ai mal aimé. Je t^ai voulu riche avant tout! ta mère te jugeait mieux! Une fois du moins ma tendresse te servira à quelque chose... Adieu!
FERNAND, éperdn, se levant.
Non ! c'est impossible!... Je ne veux pas t3 laisser partir ainsi seul et désespéré!... Je connais ma mèrel Elle-môme n'y consentira pas. Nous te suivrons!
MADAME DELPIERRE.
Je suis prête.
DELPIERRE.
A mon tour, je vous dis : C'est impossible ! Que deviendrions-nous tous trois en face l'un de l'autre? Votre vue serait un éternel reproche pour moi!... la mienne, une éterne'le honte pour vous!... Non! il n'y a que. ce dénoûment do poisib'el... Quand je ne serai plus là, vous povrrez ou-* blier, vous consoler, recommencer une nouvelle vie, prendre un iiutrc nom... (HoaTement de Femand.) Gelui de ta mère!... Jo