SCÈNE II
Les Mêmes, MARTHE^
MARTHE
Qu'est-ce qui proûte de mon absence pour m'appeler ange?-
VILLENEUVE
Parbleu I c*est moi ! Quand je me suis vu tout seul , avec deux petits enfants... qui s'est chargé de les élever? est-ce toi ?..'. Quand je les ai perdus... tous deux... en six mois..., qu'est-ce qui m'a soutenu?... est-ce toi?... Quand...
MARTHE, à Joseph '. ,
Combien de fois vous a-t-il raconté cela... bein ?... Dieu! que les hommes sont bavards I... En6n... voilà qui est convenu! je suis un angel Une fois! deux fois! trois fois!... je suis un angel... Soitl... mais, par le ciel I... n'en parlons plus! (se tournaat ren Joseph.) Parlons de celui^ci..., qui, en sa qualité d'homme, a aussi un terrible besoin qu'on le gouverne!...
VILLENEUVE, riant.
En sa qualité d'homme?... Et de quel droit nous maltraitestu ainsi.
MARTHE
Du droit que me donne la supériorité de mon sexe sur le tien I...
VILLENEUVE, riant.
Ahlahl
MARTHE
C'est évident !... L'homme le plus raisonnable n'atteint jamais au bon sens pratique d'une fîilo qui a passé vingt ans!... La preuve!... Tu as du talent, tu as du cœur, tu as du caractère, et, de plus, tu as cinquante ans; moi... j'en ai vingt-cinq sans que ça paraisse! Quelle est la bonne tèlede la maison?... Est-ce