l£adame Taremier, la comtesse, Edith
2. Villeneuve, Suzanne, Edith, madame Tavernier, la comtesse» 8. Edith, Suzanne, Villeneuve, la comtesse, madame Tavernier.
SUZANNE, Mariant.
Une faveur, madame? Oh! je vois que c'est mademoiselle Edith qui vous a parlé de moi! Je suis tout à vos ordres, (fo-
lenettT« fait asseoir les deax dames.)
LA COMTESSE
Voici ce dont il s'agit : vous savez très-bien l'anglais, n'estce pas?...
EDITH
Si elle sait bien l'anglais! M. Turner dit n'avoir jamais connu personne qui le sût aussi bien.
SUZANNE, la grondant doucement.
Taisez-vous donc!... On croira que c'est moi qui vous apprends ces choses-là...
LA COMTESSE
Mon mari, le général de Brignoles, a laissé des mémoires inédits sur sa campagne d'Espagne.
SUZANNE
Dans la Gorogne... oui! je sais.
LA COMTESSE
Comment I... Vous savez?...
SUZANNE
J'ai souvent entendu parler à New- York de cette campagne à un général anglais qui avait plus d'une fois rencontré en face de lui M. de Brignoles...
LA COMTESSE, avec émoUon.
Eh bien, quedisait^il de lui?...
SUZANNE
Deux mots qui m'ont frappée : « Je n'ai connu, quant à moi, que le général Joubort qui fût aussi brave que M. de Brignoles, et que le maréchal Suchct qui fût aussi honnête 1... »
LA COMTESSE
Jugez donc alors quel culte doit m'inspirer un tel souvenir! Jugez quelle tâche à la fois douce et difficile n^'est imposée!.