ACTE PREMIER
Ces mémoires sont le plus bel héritage de mon fils... (Aveeun
mélange de tristesse et de tendresse.) Csr j'ai Un fiisi
•MADAME TAV^RNIBR^à Suzanne.
Vous croyez que c'est au collège? Du toutl à l'armée I Un brave officier, décoré avant vingt-cinq ans, et qui sera digne de son père,
LA COMTESSE
Merci de l'avoir dit pour moil... Car je ne l'aurais pas osé peut-être!... Mais je suis si heureuse que tout le monde le sache!...
SUZANNE, Souriant.
Je le savais.
Comment?...
VILLENEUVE, qui traTaiUe, prenant une carte sur son établi.
Yoici la carte de M. de Brignoles.
LA COMTESSE, à Suzanne.
Gomment ! vous connaissez mon Bis ?
SUZANNE, gaiement. '
Une connaissance qui n'est pas bien ancienne 1 Je l'ai rencontré une fois, par hasard ; je l'ai obligé , par bonheur, et il a inissa carte chez moi, par politesse... Voilà tout!
LA COMTESSE, avec émotion.
Eh bien, les mémoires de son père, la vie de son père, les exemples de son père peuvent seuls le protéger,... le défendre peut-être...
MADAME TAVERNIER
Comment, le défendre?...
LA COMTESSE
Oui, contre un grand danger!... Et mon plus sûr moyen de le sauver est le souvenir de son père!... Mais j'ai besoin d'un aide pour remplir ce devoir... et je compte sur vous, mademoiselle... (EUe se lère, ainsi que madame Tarernler^.)