ACTE PREMIER. S
LÀURENGB, tToe farprise.
Ce cri... ces question^... Mais, pour m'interroger ainsi.. ., qui êtes vous donc, madame?
LÀ COMTESSE
La comtesse de Brignoles.
LAURENCE
Sa mère i... (un sUence.)*
LA COMTESSE, alluit à elle.
Ce que vous avez dit est-il vrai?
LAURENCE
Probablement, puisque je l'ai dit I
LA COUTBSSB.
Mon fils part avec vous?... mon fils ose affronter un tel scandale?
LAURENCE, areo an peu de liautev*
Ah ! scandale... n'est ni courlois ni adroit ! Si j'ai un tel empire sur M. de Brignoles... et je Fail... il serait prudent pout-étre de ne pas m'offénser... et il serait juste de se souvenir que je n'ai pas abusé de ce pouvoir l
LA COMTESSE
Pas abusé?...
LAURENCE
Une autre que moi eût bien fdcilement conduit votre fils à sa ruine I... L'ai-jefait?... Une autre eût fait éclat de cette liaison... J'en ai fait mystère... 11 voulait donner sa démission pour me suivre... Qui l'en a empêché?... Moi!...
Vous?
LAURENCE
Cela vous étonne; jet moi donc ! Je ne sais comment expliquer ce qui se passe en moi, mais... quand je le vois si ensorcelé, je me surprends quelquefois à me dire : a C'est pourtant dommage I... Il n'élait pas fait pour cet amour-là !... 9
LA COMTESSE
Comment ?•••
LAURENCE
est si droit! si chevaleresque!... Il n'a pas un vice, ce garçon-là!...
LA COMTESSE, aUant à elle.
Madame... si on m'avait dit ce matin que je vous rencontrerais aujourd'hui , et qu'au lieu de me détourner avec indignation... j'irais à vous... et que....
VILLENEUVE, à la comteue^
N'oubliez pas qui vous êtes !
LA GOHTESSE.
Je n'oublie rien !... je me rappelle... je me rappelle ce qaVîlle vient de dire... (s'approehant de Laarenoe.) La femme capable d'un (el regret peut être égarée, mais ce n'est pas une femme perdue ! Elle n'est pas implacable I elle entendra le cri de douleur d'une mère...
VILLENEUVE*
L'implorer!... vous!... la comtesse de Brignoles?... vous!... une femme de bien?
Il est des devoirs devant lesquels tout s'efface I...
VILLENEUVE
Vous ne l'attendrirez pas !
LA COMTESSE
Vous la calomniez! je le sens à son trouble... Quand elle m'entend, quand elle me voit m'approcher d'elle...
LAURENCE, retirant sa main arec une sorte d'émotion.
Madame...
LA COMTESSE, à Laurence.
Vous l'avez dit ! vous seule pouvez l'arracher à vous! S'il vous suit à Bade, il ^st perdu; s'il part pour l'Afrique, il est sauvé... Laissez-le j)arti ri... Une fois éloigné..., le charme maudit se rompra... (sereprenont.) Maudit!..^pardon!... Vous savez bien que je ne veux pas vous offenser!... Voyons !... Un bon mouvement ! Écoutez celte voix qui vous a parlé quelquefois de regret... dé remords... c'est vous qui l'avez dit... écoutez-