ACTE PREMIRR
la!... Cette bonne action vou» comptera aux yeux do Dieu... et des hommes!... Vous détournez la tête!... Vous ne m'écoutez pas !... (Arec un cri de désespoir.) mou Diou !... niou Dieu î... Comment la toucher?... Que voulez-vous donc que je fasse?... Tout 1... tout!... je suis prête à tout!... Faut-il que je vous supplie h mains jointes?... f^aut-il que je proclame tout haut voire générosité?... Faut-il qu'un jour... en public... dans un théâtre... dans une promenade... j'aille à vous... que'^e vous donne la main?... (Éclatant en sanglots.) Oh ! grand Dieu !... est-ce bien moi qui parle?... et jusqu'où la passion maternelle nous fait-elle
descendre!... (sue tombe sur ao siège en pleorent à sanglots^.)
VILLENEUVE, h Laorence.
Mais répondez donc ! Vn homme rude comme moi pleure en l'écoutant!.. Et vous vous taisez!
, LAURENCE, d'ane Toix sombre.
Laissez- moi, vous !... Ne détruisez pas par vos menaces
Teffet de cette voix sur mon âme !... (un grand combat paraît se Urrer
en eUe.)
LÀ COMTESSE, se levant.
Elle hésite !..• je suis sauvée!... Eh bien?...
•LAURENCE, relevant tout à coup la tête.
Eh bien, il est trop tard I le rôle des femmes qui se sacrifient n'est pas le mien I... Si je l'aime,... moi... pourquoi le quitterais-je ?
VILLENEUVE*
Vous l'aimez !...
LAURENCE
Oui!... je l'aime!... à ma manière, soit!... mais je l'aime!... Cest étrange... je le veux bien !... mais cela est !... Je l'aime comme je peux aimer... en égoïste!... Je ne suis pas une femme de dévouement, moi... Muis je l'aime et je ne vois pas pourquoi je refuserais le sacrifice que m''offre sa passion!... (eue s'ossicd
près de la table.)
LA COMTESSE, avec terreur.
Un sacrifice! Que vous offie-t-il donc, grand Dieu?...