ACTE DEUXIÈME
Or, madomoîselle Edith, quoique immensémr»nt riche, est dclicieus(ë de naïveté et de pureté... Bladame Tavernier ignore ou feint d'ignorer tes folies et désire notre alliance, le colonel te pardonne tout.
PAUL
Oh! le colonel ne doit pas être sévère. Vous savez son discours à ses oflBciers?... « Allons, jeunes gens, friands de la lame!... et le cœur en écbarpef... » Il est d'un comique!
LA COMTESSE
Lui ! c'est un héros !
PAUL
Parbleu! je le sais bien! mais c'est un héros comique! On cite de lui, dans la campagne de France, des traits de bravoure qui font presque peur!... et je vous réponds que c'est encore un rude homme dans un duel!... Mais il devrait se nommer Valcour!... Ten(]fe comme un vieux vaudeville! Nous avons voyagé ensemble : il prenait la taille des filles d'auberge en les appelant friponnes! Et dans le monde!... quand il regarde une femme... c*est avec des yeux... des yeux de l'Empire...
LA COMTESSE
Comment?
PAUL
Oh! vous ne pouvez pas hier que ce ne soient des yeux particuliers dont l'espèce est perdue? On n'en trouve plus qu'au musée... dans les portraits de madame Lebrun... quelque chose de caressant, de luisant, d'insinuant... qui ne respecte ni le titre
ni l'âge, (n s*assied.)
Va, ris, ris; ta gaieté me fait tant de bien! «
PAUL
Ohl je ne riais pas ainsi, il f a deux mois, n'est-ce pas?
LA COMTESSE, deboot près de lui, et lai prenant la tête.
Il est vrai! Ton front si sombre s'est éclairci ! Je retrouve sur