SCÈNE PREMIÈRE
Y I LLENEUYE, leul, pariant an fond, à la cantonade.
Qu'est-ce que tu dis? hein?... Je te répète, moî, que c'est
absurde!... (Il rentre dans la chambre en ferment la porte avec impatience.)
Ce vieux Jenitel est fou... toujours ombrageux, soupçonneux. (Begârdant la pendule.) Yoilà pourtant dcux heures et demie, et Suzanne n'est pas encore rentrée. J'ai beau faire!... cette parole me revient toujours à l'esprit : « L'intimité de Suzanne avec madame de Brignoles me déplatt... Nos filles ne sont pas faites pour être les amies des comtesses, surtout quand les comtesàes ont des fils de vingt-cinq ans!... » C'est absurde!... Est-ce que je n'ai pas toute confiance en Suzanne?... Est>-ce qu'elle n'est pas habituée à se gouverner elle-même?... Est-ce qu'elle ne sait pas mes projets sur Joseph et sur elle?... Allons! reprenons notre
travail! ••• (n reprend son ciseaa et traraflle.)