Martbt» Paul, Snunoe
MARTHE, à part.
Hein! Un homme sincère? Je n^y suis plusl
SUZANNE
Merci de votre franchise, monsieur, et adieu 1
PAUL
Veuillez m'écouter, mademoiselle; je n'ai pas achevé et je désire que mademoiselle Marthe m'entende aussi. Vous avez sans doute oublié notre première entrevue, si prosaïque, si peu théâtrale; mais, moi, je ne Toublierai jamais, car elle a décidé de ma vie. (a varthe.) Je revenais de Courbevoie...; à peine monté dans la voiture, je m'aperçus, à ma grande confusion, que je n'avais pas ma bourse. Déjà j'allais donner mon nom au conducteur, quand j'entendis à mon côté une petite voix très-douce qui me disait : « Voulez-vous me permettre de payer pour vous, monsieur? »
Il A ET HE, à Suzanne.
C'était toi!
SUZANNE
Sans ooutel Je voyais quelqu'un dans l'embarra?, je lui offrais de lui venir en aide.
MARTHE
Il n'y a qu'elle au monde pour avoir des idées pareilles !
Vous dites bien, il n'y a qu'elle! Eh bien, le croiriezvous? je ne compris pas. Nous autres jeunes gens, nous sommes si sottement vaniteux...
SUZANNE
Je suis trop polie pour vous contredire.
PAUL
Qu'au lieu de voir dans ces grands yeux limpides et sur ce candide visage tout ce qu'il y avait d'adorable ingénuité et d'aimable pitié dans cette action, ma fatuité ne trouva pas trop invraisemblable une de c«s conquêtes de premier regard que ■nous croyons volontiers faites pour nous, fringants traineurs de