‹ Le pamphlet: comédie en deux actes, en proseChapitre 285 sur 312 · LA COMTESSE, SUZANNE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, SUZANNE

LA COMTESSE

Elle I

SUZANNE. -

J'ai entendu vos dernières paroles, madame; mais cette condition était inutile, vous n'aviez rien à craindre.

LA COMTESSE

Comment?

SUZANNE

Il y a deux orgueils, madame : l'orgueil des familles riches ou titrées, qui repoussent comme indigne d'elles l'alliance d'une jeune fille qui n'a pour elle que son ^onneur. Mais i] y a aussi l'orgueil du pauvre, qui rejette à son tour la main qu'on lui tendrait par pitié ou en rougissant. Soyez donc sans crainte, madame; j'établirai une telle barrière entre votre fils et moi, que votre tendresse n'aura plus à s'alarmer pour lui.

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