HENRI, VIOLANTE
HENRI, entrant par la gauche.
Où est Isabelle?... Puis-je la voir?... (voyant l'agUatioD doVioUme.)
Mais qu'as-tu donc, Violante ?
Un fou, qui croyait...
HENRI
Mais à qui en as-tu?
VIOLANTE
Vouloir louer malgré moi ce pavillon qui est déjà loué !
HENRI
Gomment! c^en est fait! Isabelle a le courage de quitter ces lieux où nous nous sommes vus pour la première fois?... de vendre ces cbers meubles?
VIOLANTE
Il le fauti la maladie de sa mère a épuisé ses dernières ressources... elle ne se réserve que quelques objets qui lui viennent de vous, et cette gravure (eiie la monte) représentant la plus belle action de son père, la défense du fort de Bogota.
HENRI
Pourquoi ne me permet-elle pas de i acheter ce pavillon?
VIOLANTE
Parce qu'elle vous aime, et qu'elle ne peut pas être votre femme. (Monvement de Henri.) Oh! elle le Sait bicu! Cc u'cst pas Seulement votre mère qui s'y oppose, c'est le chef de toute votre famille, c'est le fier et vénérable don Aguilar de Silva... Il a juré que jamais votre union n'aurait lieu.
HENRI
C'est ce que nous verrons ! Mais, d'abord, quel est cet homme qui vient s'emparer ici de tous mes souvenirs?...
VIOLANTE
Je ne le connais pas. Je n'ai eu affaire qu'avec son tapissier, qui a tîcul tout vu et tout réglé.
d LE PAMPHLET.
HENRI
Quel est son nom?
VIOLANTE
Je n'ai pas plus demandé le sien qu'il ne nous a fait demander le nôtre.
HENRI
Mais enfin quel est-il? que fdt-il? A-t-il une profession?
VIOLANTE
Demandez-le à lui-même... car le voici !
HENRI
Déjà !
VIOLANTE
11 vient prendre quelques difipositioBS^ puisque l'appartement doit lui être livré aujourd'hui mèm^