ACTE I
mais amoureux fou d'une jeune personne charmante, de Toulouse... une amie d'enfance !
GEORGES, qui était rAveitr, à paiv
Une amie d'enfance !
LE VICOMTE
Des yeux bleus... Oh !...
GEORGES, kpart
Des yeux bleus !
LE VICOMTE
Des cheveux noirs conune une aile de corbeau !
GEORGES, ipart.
Des cheveux noirs !
LE VICOMTE
Et des dents!... une bouche !... sans compter un orgueil enragé qui en fait bien k femme la plus piquante I
GEORGES, à part.
C'est elle I . . . (S'approchant da licomtç et s*eirorcaiilile sourire.) Je
suis bien sûr que monsieur le vicomte n'était pas homme à adorer tout seul.
Bien entendu!... Je voulais à toute force l'épouser...
GEORGES
Et sans doute elle aussi...
LE VICOMTE
N'avait pas d'autre espoir... Nous avions été destinés l'un 4 l'autre ; mais elle perdit sa fortune... On nous sépara.
\ GEORGES
' Sans séparer vos cœurs !
LE VICOMTE
Au contraire!... je l'en aimai encore davantage... et elle
F aussi!
^ GEORGES
Elle vous l'a dit?
LE VICOMTE
< Blille fois. . . par ses regards. . . par son silence mtoe. Mais
t cela n'avançait pas mes affaires. Il y avait entre nous obstacle insurmontable.
-f t 7 Tl
Voire mariage ? ,
LK VICOMTE
Mon mariage?... Âh! ah! quelle ingénuité!... Eh! que faisait mon mariage à cela ? Gomment, tous ne comprenez pas ?
GEORGES, àWUsoB.
Gomment, tu ne comprends pas?
WILSON
Tu comprends, toi?
GEORGES
Gertaînement!... L*obstacIe n'était pas que monsieur le vicomte fût marié... mais que la jeune fille ne le fût pas.
LE VICOMTE
Précisément!
GEORGES
Ah! Tois-tu, que j*ai bien compris?
WILSON
Hais cependant il me semble...
GEORGES
Que tu es donc bourgeois !... On ne séduit pas ainsi, dans la société, une jeune fille de grande maison I
LE VICOMTE
Non, nous attendons.
GEORGES, àWilwD.
Tout votre monde crie au scandale, on vous appelle... co^ rupteur... Mais suppose, au contraire, qu'elle se marie...
LE VICOMTE, riant.
G*est cela !
GEORGES
Suppose qu'elle se marie... et alors, plus d'obstacle 1
LE VICOMTE
Précisément! (Ayec mystère.) Eh bien! mes cliers amis, jugez de ma joie !. .. Elle se marie !
GEORGES
Oh î c'est parfdt.
LE VICOMTE
{^a suite va toute seule.
ACt£ t. 35
GEORGES, avecjote.
Je la devine !
Elle n*a pas de fortune. . . don<> ^ c'est un znarî&ge d affaire;
|\ GEORGES, comme enchanté.
I Donc, elle n'aime pas son mari !
LE VICOMTE
r Ce mari. •• sera...
I GEORGES
i Un imbécile... Ils le sont tous !
LE VICOMTE
\ le deviens son ami.
[ GEORGES
C'est dans l'ordre !
I LE VICOMIE.
I n me prie d'être le chevalier de sa femme. ..
I GEORGES
t Bien entendu i
LE VICOMTE
Et alors... appel touchant aux souvenirs d'enfance, de famille... Je peins mon désespoir quand on nous a séparés... i je maudis les parents barbares qui m'ont fait épouser. • . dçux
I cent mille livres de rente. . .
\ La femme est attendrie...
LE VICOMTE
Et le pauvre mari. . . vaincu, déçu. . . et content ! . . . Ah ! ah ! ce sera charmant !
^ GEORGES, riant aussi.
; AI) ! ah 1 c'est délicieux ! . . . (Voyant Wilson qui le rci^arJc êbalii.)
Mais ris donc aussi, Wiison l
LE VICOMTE
C'est vrai, Wilson, vous avez une figure d'enterrement.
GEORGES*
1 dirait que c'est le mari !
LE VICOMTE
Oh! l'excellente idée!... C'est vrai... je me le figure
se PAR DROIT DE CONQUÊTE.
ainsi. Mais reg^dez doacf... cet air hagard .. ces ycui écarquillés... Décidément, c'est le maril
GEOHGES.
C'est le mari t
LE VICOMTE, s'^Ooic^nant.
Adieu, mari !
G E R G If s , se joignait au vicomte.
Adieu, malheureux mari !
Âh I ah I la bonne idée I (A Georges.) Mon cher, enchanté d'avoir fait votre éomndssaflce.... (Enreiard^iWiisoiip La bonne Hs^ufe de mari I Ah l ah ! ab ! (u Mrt, en riant, par k foad.)