‹ Le pamphlet: comédie en deux actes, en proseChapitre 76 sur 312 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

mais amoureux fou d'une jeune personne charmante, de Toulouse... une amie d'enfance !

GEORGES, qui était rAveitr, à paiv

Une amie d'enfance !

LE VICOMTE

Des yeux bleus... Oh !...

GEORGES, kpart

Des yeux bleus !

LE VICOMTE

Des cheveux noirs conune une aile de corbeau !

GEORGES, ipart.

Des cheveux noirs !

LE VICOMTE

Et des dents!... une bouche !... sans compter un orgueil enragé qui en fait bien k femme la plus piquante I

GEORGES, à part.

C'est elle I . . . (S'approchant da licomtç et s*eirorcaiilile sourire.) Je

suis bien sûr que monsieur le vicomte n'était pas homme à adorer tout seul.

Bien entendu!... Je voulais à toute force l'épouser...

GEORGES

Et sans doute elle aussi...

LE VICOMTE

N'avait pas d'autre espoir... Nous avions été destinés l'un 4 l'autre ; mais elle perdit sa fortune... On nous sépara.

\ GEORGES

' Sans séparer vos cœurs !

LE VICOMTE

Au contraire!... je l'en aimai encore davantage... et elle

F aussi!

^ GEORGES

Elle vous l'a dit?

LE VICOMTE

< Blille fois. . . par ses regards. . . par son silence mtoe. Mais

t cela n'avançait pas mes affaires. Il y avait entre nous obstacle insurmontable.

-f t 7 Tl

Voire mariage ? ,

LK VICOMTE

Mon mariage?... Âh! ah! quelle ingénuité!... Eh! que faisait mon mariage à cela ? Gomment, tous ne comprenez pas ?

GEORGES, àWUsoB.

Gomment, tu ne comprends pas?

WILSON

Tu comprends, toi?

GEORGES

Gertaînement!... L*obstacIe n'était pas que monsieur le vicomte fût marié... mais que la jeune fille ne le fût pas.

LE VICOMTE

Précisément!

GEORGES

Ah! Tois-tu, que j*ai bien compris?

WILSON

Hais cependant il me semble...

GEORGES

Que tu es donc bourgeois !... On ne séduit pas ainsi, dans la société, une jeune fille de grande maison I

LE VICOMTE

Non, nous attendons.

GEORGES, àWilwD.

Tout votre monde crie au scandale, on vous appelle... co^ rupteur... Mais suppose, au contraire, qu'elle se marie...

LE VICOMTE, riant.

G*est cela !

GEORGES

Suppose qu'elle se marie... et alors, plus d'obstacle 1

LE VICOMTE

Précisément! (Ayec mystère.) Eh bien! mes cliers amis, jugez de ma joie !. .. Elle se marie !

GEORGES

Oh î c'est parfdt.

LE VICOMTE

{^a suite va toute seule.

ACt£ t. 35

GEORGES, avecjote.

Je la devine !

Elle n*a pas de fortune. . . don<> ^ c'est un znarî&ge d affaire;

|\ GEORGES, comme enchanté.

I Donc, elle n'aime pas son mari !

LE VICOMTE

r Ce mari. •• sera...

I GEORGES

i Un imbécile... Ils le sont tous !

LE VICOMTE

\ le deviens son ami.

[ GEORGES

C'est dans l'ordre !

I LE VICOMIE.

I n me prie d'être le chevalier de sa femme. ..

I GEORGES

t Bien entendu i

LE VICOMTE

Et alors... appel touchant aux souvenirs d'enfance, de famille... Je peins mon désespoir quand on nous a séparés... i je maudis les parents barbares qui m'ont fait épouser. • . dçux

I cent mille livres de rente. . .

\ La femme est attendrie...

LE VICOMTE

Et le pauvre mari. . . vaincu, déçu. . . et content ! . . . Ah ! ah ! ce sera charmant !

^ GEORGES, riant aussi.

; AI) ! ah 1 c'est délicieux ! . . . (Voyant Wilson qui le rci^arJc êbalii.)

Mais ris donc aussi, Wiison l

LE VICOMTE

C'est vrai, Wilson, vous avez une figure d'enterrement.

GEORGES*

1 dirait que c'est le mari !

LE VICOMTE

Oh! l'excellente idée!... C'est vrai... je me le figure

se PAR DROIT DE CONQUÊTE.

ainsi. Mais reg^dez doacf... cet air hagard .. ces ycui écarquillés... Décidément, c'est le maril

GEOHGES.

C'est le mari t

LE VICOMTE, s'^Ooic^nant.

Adieu, mari !

G E R G If s , se joignait au vicomte.

Adieu, malheureux mari !

Âh I ah I la bonne idée I (A Georges.) Mon cher, enchanté d'avoir fait votre éomndssaflce.... (Enreiard^iWiisoiip La bonne Hs^ufe de mari I Ah l ah ! ab ! (u Mrt, en riant, par k foad.)

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