‹ Le pancréasChapitre 33 sur 79 · GE.M'HO-ACINEUSES DES OPHIDIENS · texte numérisé non relu

GE.M'HO-ACINEUSES DES OPHIDIENS

qu’à l’extrémité des culs-de-sac, généralement tubuleux allongés, ou plutôt d’un grand nombre d’entre eux. Elles constituent dans l’axe une tige continue ou à peu près continue, creusée d’une fine lumière qui, par places, affleure à sa surface, tangenlielle, sous forme de simple gouttière. La plupart des éléments étant pyramidaux (ou en fer de lance), et adossés par leur base vers le centre, il en résulte fréquemment des figures en rosette sur les coupes transversales {fig. 31); sur les coupes longitudinales, c’est une tige centro-acineuse barbelée, rappelant une branche d’ « arbre de Saturne » {fig. 31 , n° 18). Mais souvent une de ces cellules atteint la membrane propre; elle peut même y prendre pied largement et revêtir la forme prismatique ; quelquefois c’est tout un groupe, et alors le caractère épithélial de ces éléments est de toute évidence. Enfin, comme nous l’avons déjà signalé, il existe ici des formes de transition insensible, dont il est difficile de dire qu’elles sont des canaux excréteurs plutôt que des cavités sécrétantes. L’épithélium est prismatique comme celui des vrais canaux moyens ; mais, de place en place, s’intercalent entre ses éléments des cellules à zymogène sombres (i), isolées ou par petits groupes, généralement rejetées en bordantes, comme dans les glandes peptiques. Qu’un de ces groupes fasse saillie, constitue un cul-de-sac secreteur rudimentaire, les cellules prismatiques claires s’insinuent dans son axe comme pour y conduire la lumière, changent peu à peu de forme pour devenir centro-acineuses, capables pourtant d’y reparaître soudain plus loin sous l’aspect prismatique. Qu’il reste étalé à plat, continuant à faire partie intégrante de la paroi du canal, et de place en place il heberge encore une cellule canalaire, souvent pyramidale et a base appuyee à la lumière, pouvant d’autres fois ne pas atteindre par sa pointe la membrane propre et devenir alors véritable centro-açineuse de cette glandule étalée. En un mot, le mélange des trois sortes d éléments est ici tel que leur parenté ne saurait faire de doute, d autant plus que 1 ensemble est encerclé d’une basale bien marquée qui le séparé des éléments mésodermiques. Et deux d’entre elles (cellules des canaux et centro-acineuses) se présentent si bien comme les deux variétés ou plutôt les deux aspects d’une même espèce, distinctes seulement par leur position et par conséquent leur forme, que nous avons proposé d’en désigner l’ensemble sous le nom commun de cellules canalisantes ou cellules de charpente (2).

(i) l'ixation aux mélanjfes osmiés, puis hématoxyline au fer.

(U) La même étroite parenté, la presque identité des deux formations nous avait pfis hturch np J division des cavités sécrétantes (voyez

’riiéorie de l\ E N A U T :

Inserlloii des

centro-acineiises sur des feuillets connectifs pénétrants.

Théorie

de Zimmermann pas de

centro-acineuses.

7°-^l CF.NTIIO-ACINEUSF.S DFS OPHIDIENS [162]

C’esl dans la même famille des Colubiides {Tropidonolus nalrix, Zamenis viridijlavm) que le professeur Ren vut (igo3-6 et c) a récemment repris l’élude des cellules centro-acineuses ; aussi s’est-il vile convaincu delà nécessilé de modifier sa ihéorie. 11 conserve comme base le remanicmenl de la glande parles vaisseaux cl le lissu conjonclif. H monlre qu’il a décrit un fait bien réel, la pénétration de feuillets connectifs dans répilliélium (i), mais qu’il a été trop loin en niant la nature épithéliale des cenlro-acineuses : elles sont encore pour lui en connexion avec les feuillets pénétrants qui viennent les (( insérer » ; elles n’en font plus partie intégrante.

Voici d’ailleurs quelques détails. Uen.vlt admet, notis l’avons vu. non pas une simple membrane propre autour des tubes, mais d’abord une très mince « prima » complètement anldsle, puis une « membrane pellucide connective », représentée par la dernière assise lamellaire du lissu conjonclif. Or, pour lui, de la prima parlent des « cadres», des « relèvements », s’engageant entre les cellules à grains, et leur formant des loges individuelles. De la pellucide partent, plus rares, des « relèvements » analogues, mais plus marqués, les « feuillets connectifs intra-épithéliaux », qui circonscrivent des loges plus larges que les premières. Par ces feuillets, qui s’engagent de place en place entre les cellules à grains de Cl. Bernard dans l’épaisseur même de la prima, le tube sécréteur est refendu en groupes cellulaires occupant chacun une de ces loges. Ces feuillets membranulaires, encore petits, ne semblent s’enfoncer qu’à une faible profondeur. Mais d’autres lamelles conjonctives, plus épaisses, prennent un plus grand développement et méritent de ce fait un nom nouveau : ce sont les « feuillets connectifs pénétrants intra-acineux ». Ceux-ci peuvent se ramifier. Mais leur caractère principal, c’est qu’ils vont profondément se terminer par des « écarts dièdres, sortes de plateformes n en Y ou en T, destinées à fournir à une ou plusieurs centro-acineuses des surfaces d’insertion fixes cl solides. Grâce à ces différents systèmes de refend, il n’est aucune des cenlro-acineuses « qui ait en vG&Viie perdu pied » . toutes s’insèrent soit sur les cadres de la prima, soit sur les étalements dièdres. Par leur liaison étroite avec le lissu conjonclif, elles constituent ainsi un système de charpente a la fois délicat et solide.

ZiMMEKM.vNN (1898) a encorc soutenu une opinion toute particulière sur les cenlro-acineuse.s, reprise en 1900 par 1 sch.vssü-sv.mk.o\\ . Poui

(I) Nous, admettons aussi, comme on l’a vu, la présence de mais seulement comme connexe de la lobalion et de la division ‘l^s «cmi (cl . I).

plutôt rel’oulants que pénétrants; ce qui nous semble les laisser cxtra-epilliebd

NATLiUE DES CENTRO-ACINEUSES

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