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lui, la lumière dite centrale n’a rien à faire avec les cellules sécrétantes; c’est la lumière d’un canal excréteur de dernier ordre (conduit intercalaire, Sclialtstück), et les prétendues centro-acineuses ne sont autre chose que [les cellules de ce conduit. Il prend pour point de départ (chez l’Homme) de très petits acini hémisphériques collatéraux ses

Fiy. 32. — Forme des acmi, d’après Zi.mmermakx (1898) ; les cellules qu’on considère comme des centro-acineuses seraient les éléments des derniers canaux intercalaires.

En I, un groupe de cinq petits acini en voie de fusionnement (?) au tour d’un deces canaux; — en 3, fusionnement presque accompli, un seul petit acinus reste encore distinct entre les reploiements r r' de la propria ; — en 2 et 4» formes très simples de petits acini le long des canaux intercalaires ce: — bo, bandelettes obturantes: — cp, canalicuies intraépithéliaux (capillaires de sécrétion).

siles, OÙ les centro-acineuses, formant une simple collerette à l’entrée, semblent plutôt en continuité avec les cellules principales cjue superposées à elles. Supposons avec lui qu’un groupe de petites cavités sécrétantes semblables entoure de toutes parts l’extrémité d’une pièce intercalaire {fig. 32, i), puis qu’elles se fusionnent entre elles, les cellules du canal auront alors 1 air de véritables centro-acineuses dans l’axe de la grande cavité sécrétante unique qui en résultera. Et il figure

-NATUHE DES CENïhO-AClNEUSES

des stades de transition (Jig. 32, 3). Mais celle théorie histogénique ne pouvait être que provisoire ; elle a, en effet, un défaut grave ; c’est de ne pas être basée sui l’élude histogénique. Or, celle-ci nous a montré (i) que la succession des faits est absolument inverse ; ce ne sont pas en général les petites cavités qui se fusionnent pour former les grosses, ce sont les grosses qui se lobent, puis se divisent, pour donner de nouveau des petites. Zimmermann est dans la vérité en soutenant que cenlroacineuses et cellules de canal ne sont que deux aspects d’un seul et même élément; mais ce qu’il considère comme une pièce intercalaire entourée de petits acini en voie de fusionnement {fig- 32, 3) est une véritable tige centro-acineuse d’une grosse cavité sécrétante en voie de division. Les centro-acineuses que représente Uenaut dans une de ses figures (igoS-c, p/. II, Jig. i) nous semblent bien être aussi plutôt les cellules d’un de ces canaux excréteurs mixtes, mal définis, à paroi bourrée de cellules à grains refoulées en bordantes ou groupées en acini rudimentaires, que nous avons décrits ailleurs (2). Les cloisons de refend figurées sont en ce cas interacineuses et non intra-acineuses, elles s’insèrent sur un canal et non sur une lige centro-acineuse. Au fond des cavités secrétantes adultes ordinaires, celte lige nous paraît toujours, à son extrémité tout au moins, libre et indépendante {fig. 9). Plus loin, les cloisons de refend peuvent venir s’y insérer en un ou plusieurs points de son parcours, mais c’est secondairement, au cas où la lobulation, s’accentuant, va jusqu’à la division de la cavité sécrétante primitive en un certain nombre de cavités sécrétantes filles plus petites (3). Bcehm et Dawidoff (ï8g5) avaient antérieurement donné en quelques lignes une description qui est peut-être 1 origine de la théorie de Zimmermann. Admettant avec Langerhans que la tige centroacineuse n’est que la continuation du canal, ils décrivent et figuient, autour delà terminaison d’une piece intercalaire, trois petits acini moins qu’hémisphériques, lormant un trèfle, et dont les deux de gauche au moins, en étroit contact, sont plutôt pour nous deux lobes que deux acini. Les trois rameaux ultimes du canal excreleur répondant à chacun d’eux, et réduits à de simples collerettes, correspondent, disent les deux auteurs, aux centro-acineuses de Langerhans. C est un cas limite bien choisi, dans lequel il est évidemment difficile, et peut-être superflu de chercher s’il s’agit réellement de cellules de canal ou de centro-acineuses, puisque celles-ci ne diffèrent guere des premières que

(1) Voyez au chapitre III ; Forme et lobation des cavités. (a) Voir au chapitre lll.

(3) Voir au chapitre 111.

nÔLE DES CENTRO-ACINEUSES

par leur position relativement aux éléments sécréteurs principaux. Mais cela n’empêche pas que, clans les cavités sécrétantes de quelque profondeur, il n’y ait des cellules qui méritent véritablement le nom donné par Langerhans.

flgle, — Puisque les centro -acineuses sont en continuité avec les voies d’excrétion, et en représentent jusqu’à un certain point l’origine, leur rôle doit être de canaliser le produit excrété. Puisque d’autre part elles s’appuient, souvent pour les uns, toujours pour les autres, sur la propria ou ses relèvements, elles doivent avoir un rôle de charpente et de soutien. Beaucoup d’auteurs ne se prononcent pas sur ces rôles ; Langerh.vns, S.aviotti, Latsciienbeuger.. . et la plupart des auteurs récents sont plus ou moins en faveur du premier, Boll, Von Ebner, P0DWYSSOTSK.1, PiscHiNGER (i), en faveur du second.

Nous pensons, avec Renaut, qu’ils existent tous deux. En étudiant l’histogénèse, nous avons été frappé du rôle considérable (pressenti par PiscHiNGER, i895\ que jouent évidemment les centro-acineuses dans les remaniements des cavités sécrétantes, soit pendant les phénomènes de lobationet de division, soit pendant ceux de transformation en îlots pleins ou inversement (2). Elles nous apparaissent donc comme des éléments restés moins différenciés au poinLde vue sécrétoire, mais plus actifs. Elles seraient capables, d’une part de glisser entre les cellules principales des prolongements souvent excavés en fines gouttières, qui semblent aller au devant de la sécrétion pour la canaliser, capables d’autre part, dans les périodes de transformation, de jouer le principal rôle dans la reconstitution, la division des voies d’excrétion, dans le groupement des cellules principales alourdies par leurs grains. La cellule centro-acineuse nous apparaît en un mot « comme un agent essentiel de tous les changements de forme qui s’accomplissent dans 1 intimité de la glande. C’est une sorte d’élément de charpente et de soutien ; mais un élément actif, chargé d’assurer et de rétablir sans cesse, au cours des métamorphoses multiples, les communications entre la cellule secrétante et les canaux excréteurs. Les groupes de centro-acineuses représentent donc pour nous l’extrémité même de ces canaux pénétrant dans l’acinus (3), mais une extrémité mobile, active,

(1) Voir au chapitre III : Forme des cavités sécrétantes.

chapitre XVI : Ilots de Lanperhans. — Pour Piscuingek, elles sont particulièrement destinées à soutenir et à fixer l’entrée des utricules. Ce soutien serait particulièrement nécessaire chez les Vertébrés inférieurs, où Ogati, Steinhaus, Vkb Eecke ont déjà signale l’instabilité, les faciles modifications du tissu pancréatique.

(3) Avec les réserves que nous avons faites plus haut.

Les

centro-acineuses ont un rôle de charpente et de canalisation.

nULE DES CEMKO-ACINELSES

Elles joucnl proliablemenl un rôle sécréteur très accessoire.

La lutnicrc de l'acinus envoie des diverticules entre les cellules, et probablement même

à leur intérieur.

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